• [^] # Re: Les fotes restantes

    Posté par . En réponse à la dépêche Unixcorn, trois mois plus tard : évolutions, remises en questions et stabilisation. Évalué à 10.

    Non, ce n'est pas une exagération, je ne suis effectivement pas allé jusqu'au bout à cause de cet aspect fatiguant et désagréable de la forme du texte.

    Pour moi, ce n'est pas un texte "féminisé", c'est juste un texte massacré. Je me sens agressé, car on m'oblige à relire des mots plusieurs fois! Au moins trois fois: une fois pour constater l'écriture bizarre, une fois pour retrouver le mot masculin, et une fois pour reconstruire (péniblement, car il n'y a aucune logique à la coupure) le mot féminin. Lorsqu'il y a une marque de pluriel, on est juste face à un puzzle. Lorsqu'on a fini cette gymnastique, on reprend la lecture, coupée en plein milieu de sa dynamique. Le seul privilège qu'on m'a enlevé, c'est celui d'avoir un texte facile à lire...

    Cette façon d'écrire ne provoque chez moi qu'un seul questionnement: c'est quoi, finalement, le message principal ? Militer pour une nouvelle grammaire, en sacrifiant le fond sur Unixcorn ?... C'est bien le coté frustrant.

    Aucun langage n'est militant. Un texte l'est. Le français ne milite pour rien, il est juste régi par des règles. Le texte de ces règles est potentiellement militant.

    Enfin, je déplore que la forme de ce texte provoque trop de réactions ne concernant pas le sujet de la dépêche. Oui, c'est une mauvaise chose: la forme a éclipsé le fond.

    Je le répète, cette façon de militer contre l'omniprésence du masculin dans la langue française est contre-productive. C'est d'ailleurs assez ironique: en plus de cacher le message de la dépêche, cette forme d'écriture cache le débat politique derrière un débat sur la lisibilité de cette transformation. Dans ta réponse, tu n'arrêtes pas de chercher le débat politique; mais ce n'est pas l'idée poussée par cette revendication politique qui me gêne, c'est la forme technique utilisée.