Dans le cas présent, ça ne me pose pas de problème particulier (mais je ne suis que faiblement dyslexique, avec une police qui rend tout ça plus lisible, bref, je compense assez facilement, j'ignore ce qu'il en serait pour quelqu'un fortement dyslexique).
Dans ce cas, peut-être que ta police joue un rôle dans ce problème — avec les polices que j’utilise, j’ai pas vraiment l’impression que le tiret prend beaucoup de place. D’autre part, je me demande s’il n’y a pas plusieurs formes de dyslexies ce qui expliquerait pourquoi certaines personnes dyslexiques ne seraient pas gênées par ça.
Le masculin est genre marqué, le féminin non marqué. C'est la règle orthographique habituelle. Notez au passage la modernisation de la règle, il n'est pas question de « domination » dit ainsi.
Donc on formule la règle autrement et d’un seul coup ça change la réalité. :o Beaucoup de linguistiques féministes préfèrent parler de masculin universel, c’est-à-dire le genre masculin utilisé pour représenter le masculin.
La tournure double. « Les lecteurs et les lectrices », par exemple. C'est cependant très vite très lourd, mais c'est considéré juste par tout le monde et à ma connaissance ne pose pas de soucis de lecture.
Tu le dis, ça devient vite long.
La solution à base de tiret. Elle perturbe les dyslexiques, complique la lecture pour les gens n'ayant pas l'habitude, et me semble donc peu souhaitable. Si vous voulez absolument faire ça, pitié, mettez des points centraux plutôt que des tirets. C'est moins problématique (je parle d'expérience).
J’utilisais ça avant (notamment car c’est plus discret), mais j’ai entendu plusieurs fois que ça perturbait les liseurs d’écrans et que les tirets passaient mieux. Parfois j’utilise le slash aussi: lecteur/rice.
La tournure neutre. C'est typiquement les modifications proposées là. L'idée consiste à trouver des termes n'étant pas genrés. On vire éventuellement à la périphrase, ça nécessite éventuellement un certain sens de la langue pour s'en sortir, mais c'est pour moi, et de très loin !, la meilleure solution. Les inconvénients pour les individus lisant sont nuls (pas pour celétant pas moi-même dyslexique je ne peux pas dire que ça ne change rienui qui rédige cependant).
J’essaie de faire ça quand je peux — j’utilise beaucoup le mot personne par exemple — mais concrètement y a plein de cas où ça marche pas. Et ça peut emmerder le lecteur qui a pas que ça qu’à foutre que de lire des périphrases bricolées pour pas genrer.
Nan en vrai je fais pas ça sur Linuxfr parce qu’après je me fais pourrir par tout le monde pour deux misérables phrases dans un commentaire (et c’est assez pénible de même pas pouvoir écrire ses propres commentaires comme on veut, ou alors d’être obligé d’utiliser une forme invisibilisant le féminin).
[^] # Re: L’écriture inclusive
Posté par ariasuni . En réponse à la dépêche Unixcorn, trois mois plus tard : évolutions, remises en questions et stabilisation. Évalué à -9.
Dans ce cas, peut-être que ta police joue un rôle dans ce problème — avec les polices que j’utilise, j’ai pas vraiment l’impression que le tiret prend beaucoup de place. D’autre part, je me demande s’il n’y a pas plusieurs formes de dyslexies ce qui expliquerait pourquoi certaines personnes dyslexiques ne seraient pas gênées par ça.
Donc on formule la règle autrement et d’un seul coup ça change la réalité. :o Beaucoup de linguistiques féministes préfèrent parler de masculin universel, c’est-à-dire le genre masculin utilisé pour représenter le masculin.
Tu le dis, ça devient vite long.
J’utilisais ça avant (notamment car c’est plus discret), mais j’ai entendu plusieurs fois que ça perturbait les liseurs d’écrans et que les tirets passaient mieux. Parfois j’utilise le slash aussi: lecteur/rice.
J’essaie de faire ça quand je peux — j’utilise beaucoup le mot personne par exemple — mais concrètement y a plein de cas où ça marche pas. Et ça peut emmerder le lecteur qui a pas que ça qu’à foutre que de lire des périphrases bricolées pour pas genrer.
Nan en vrai je fais pas ça sur Linuxfr parce qu’après je me fais pourrir par tout le monde pour deux misérables phrases dans un commentaire (et c’est assez pénible de même pas pouvoir écrire ses propres commentaires comme on veut, ou alors d’être obligé d’utiliser une forme invisibilisant le féminin).
Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990