• [^] # Re: L’écriture inclusive

    Posté par . En réponse à la dépêche Unixcorn, trois mois plus tard : évolutions, remises en questions et stabilisation. Évalué à 10.

    Et pourtant, je n’ai pas encore une seule fois eu une remarque que c’était pénible de la part de mes connaissances dyslexiques ou avec déficit de l'attention.

    Et pourtant, c'est le cas. Je suis légèrement dyslexique, et le fait de mettre des tirets en milieu de mot perturbe ma lecture. Bien évidemment, cela dépend de la quantité. Quand c'est une fois par ligne, c'est littéralement illisible : je ne parviens plus à passer correctement d'une ligne à l'autre. Dans le cas présent, ça ne me pose pas de problème particulier (mais je ne suis que faiblement dyslexique, avec une police qui rend tout ça plus lisible, bref, je compense assez facilement, j'ignore ce qu'il en serait pour quelqu'un fortement dyslexique).

    À mon sens, cette façon d'écrire est une mauvaise façon de faire. Je vois 4 solutions face au problème de genre :

    • Le masculin est genre marqué, le féminin non marqué. C'est la règle orthographique habituelle. Notez au passage la modernisation de la règle, il n'est pas question de « domination » dit ainsi.
    • La solution à base de tiret. Elle perturbe les dyslexiques, complique la lecture pour les gens n'ayant pas l'habitude, et me semble donc peu souhaitable. Si vous voulez absolument faire ça, pitié, mettez des points centraux plutôt que des tirets. C'est moins problématique (je parle d'expérience).
    • La tournure double. « Les lecteurs et les lectrices », par exemple. C'est cependant très vite très lourd, mais c'est considéré juste par tout le monde et à ma connaissance ne pose pas de soucis de lecture.
    • La tournure neutre. C'est typiquement les modifications proposées . L'idée consiste à trouver des termes n'étant pas genrés. On vire éventuellement à la périphrase, ça nécessite éventuellement un certain sens de la langue pour s'en sortir, mais c'est pour moi, et de très loin !, la meilleure solution. Les inconvénients pour les individus lisant sont nuls (pas pour celui qui rédige cependant).

    Ce commentaire à été rédigé selon la 4e proposition, sauf erreur de ma part. D'où l'affreux « individu lisant » (qui permet par contre le « celui » qui suit, car ça signifie « celui (l'individu) qui rédige », donc masculin), c'est en effet plus difficile à écrire.