Oui enfin c'est difficile de créer une tel entreprise surtout en terme d'infrastructure. Je vais prendre l'exemple du mobile : free, ils ont mis énormément de temps (et d'argent) à ne plus dépendre d'orange (et c'est pas fini) et c'était déjà une boîte importante. Ils ont commencé en 2007 à faire leur dossier et ils ont lancé leur offre en 2012 et ne couvrent toujours pas tous le territoire.
Tu parles d'une industrie avec un coût d'entrée très fort, ce n'est pas le cas d'un hébergeur de courriels (le coût augmente avec la quantité de clients, si tu en as peu, le coût reste faible et acceptable et après tes clients portent le changement d'échelle) ni même d'un parti politique.
je n'ai pas d'argent, pas d'infrastructure, aucune notoriété, pas d'employés (il faut des responsable de comm, des compta pour être ok avec les impôts même pour les "petites" élections). Au final, tu as une infime chance d'influer sur la politique local (et encore !)
Déjà, niveau coûts, cela reste très très faible.
Avant de viser la France et l'UE, il faut viser ta ville ou ta région. Cela rend le coût de la com' plus faible. On a Internet qui ne vaut pas grand chose pour diffuser ton message à des milliers de gens. Si une vidéo pourrie de chatons arrivent à avoir des milliards de vues sur le net, un programme politique le peut aussi. Faut bien sûr que les idées collent, ou alors si tu penses que les gens préfèrent voir des vidéos de chatons que de chercher des programmes politiques intéressant, toute autre forme de démocratie directe ne donnera pas des résultats très probants non plus.
Sans compter que l'État rembourse une partie des frais engagés dans la campagne.
Parlons sous. Fonder un parti n'est pas très différente d'une start-up par exemple, tu as peu de revenus, tu es peu connu mais tu veux décoller. Tu peux bosser pendant longtemps avec un noyau dur de personnes (oui, un parti demande plus d'une personne en son sein) sur un programme, des objectifs et autres. Après tu essayes de le faire connaître manuellement via des systèmes peu chers comme des affiches ou via Internet. Si tu n'arrives pas à décoller, faut remettre en question soit le programme proposé, soit la manière de le communiquer. Après la base des membres s’élargit au fur et à mesure permettant de mettre encore plus de moyens de com' et d'envisager même des prêts bancaires (la plupart des partis politiques y ont recours à un moment donné). À ce moment là tu auras des gens à plein temps sur la question.
Ton expert comptable ne va pas coûter cher au début, le jour où il le sera, tu auras assez de membres pour que cela soit très secondaire. La plupart des petites boîtes y ont recours alors qu'ils ont pourtant peu de sous à y mettre aussi.
Mais oui, en effet, il faudra du temps pour percer. La démocratie n'a jamais été "propulser n'importe qui maire d'une ville en 10 minutes", c'est que le peuple décide de l'orientation politique de sa société. Et les gens en général ont besoin de temps pour connaître et faire confiance. C'est pareil pour une association ou une entreprise.
Et on vit quand même à une ère formidable où justement la communication large n'a jamais été aussi simple et peu chère. L'occasion est présente, il faut cependant la saisir !
[^] # Re: Élections
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal #LaDictatureQuiVient Wi-Fi interdit, Tor bloqué, backdoors... les nouvelles idées au gouvernement. Évalué à 2.
Tu parles d'une industrie avec un coût d'entrée très fort, ce n'est pas le cas d'un hébergeur de courriels (le coût augmente avec la quantité de clients, si tu en as peu, le coût reste faible et acceptable et après tes clients portent le changement d'échelle) ni même d'un parti politique.
Déjà, niveau coûts, cela reste très très faible.
Avant de viser la France et l'UE, il faut viser ta ville ou ta région. Cela rend le coût de la com' plus faible. On a Internet qui ne vaut pas grand chose pour diffuser ton message à des milliers de gens. Si une vidéo pourrie de chatons arrivent à avoir des milliards de vues sur le net, un programme politique le peut aussi. Faut bien sûr que les idées collent, ou alors si tu penses que les gens préfèrent voir des vidéos de chatons que de chercher des programmes politiques intéressant, toute autre forme de démocratie directe ne donnera pas des résultats très probants non plus.
Sans compter que l'État rembourse une partie des frais engagés dans la campagne.
Parlons sous. Fonder un parti n'est pas très différente d'une start-up par exemple, tu as peu de revenus, tu es peu connu mais tu veux décoller. Tu peux bosser pendant longtemps avec un noyau dur de personnes (oui, un parti demande plus d'une personne en son sein) sur un programme, des objectifs et autres. Après tu essayes de le faire connaître manuellement via des systèmes peu chers comme des affiches ou via Internet. Si tu n'arrives pas à décoller, faut remettre en question soit le programme proposé, soit la manière de le communiquer. Après la base des membres s’élargit au fur et à mesure permettant de mettre encore plus de moyens de com' et d'envisager même des prêts bancaires (la plupart des partis politiques y ont recours à un moment donné). À ce moment là tu auras des gens à plein temps sur la question.
Ton expert comptable ne va pas coûter cher au début, le jour où il le sera, tu auras assez de membres pour que cela soit très secondaire. La plupart des petites boîtes y ont recours alors qu'ils ont pourtant peu de sous à y mettre aussi.
Mais oui, en effet, il faudra du temps pour percer. La démocratie n'a jamais été "propulser n'importe qui maire d'une ville en 10 minutes", c'est que le peuple décide de l'orientation politique de sa société. Et les gens en général ont besoin de temps pour connaître et faire confiance. C'est pareil pour une association ou une entreprise.
Et on vit quand même à une ère formidable où justement la communication large n'a jamais été aussi simple et peu chère. L'occasion est présente, il faut cependant la saisir !