Je pense que la rédaction de la dépêche ne permet pas de comprendre vraiment cette annonce et ce qu'elle a d'intéressant—en bonne ou en moins bonne nouvelle.
À première lecture pour une personne qui n'est pas familière avec les technologies d'accessibilité, on lit ceci: "La société Hypra résout l'OCR pour GNU/Linux en offrant un pont (en logiciel libre) à une version spéciale d'un bon logiciel propriétaire, pour la modique somme de 150€". Ça n'est pas exactement le rêve du libriste (qui rêve d'une résolution de l'OCR par une solution entièrement libre), et donc je trouve normal que la nouvelle soit accueillie assez tièdement.
Quand on regarde de plus près on voit qu'il y a une vraie histoire qui n'est pas racontée. Hypra est bien une boîte "sociale et solidaire" qui se présente comme travaillant sur l'accessibilité du libre, en faisant du libre, dans l'intérêt de tous. Dans une précédente dépêche Texou avait parlé du "PC à accès universel", avec en particulier un système de synthèse vocal venant du milieu universitaire, mais pas vraiment libre, et on sentait bien dans son commentaire une déception et un choix du compromis—le choix d'aller chercher une solution qui rend GNU/Linux utilisable aujourd'hui peut valoir le compromis d'avoir du code partiellement propriétaire pour cela.
Voilà les questions que je pose alors et auxquelles la dépêche aurait pu répondre:
Pourquoi ce choix d'une solution OCR propriétaire ? J'imagine que les solutions libres ont été évaluées et ne répondent pas au besoin. Pouvez-vous en dire plus sur les candidats qui ont été considérés, la façon de les évaluer, et les manquements observés ? Quelle est la performance sur ces critères de la solution qui a été finalement choisie ?
Quelle est la stratégie à long terme sur l'OCR, y a-t-il un espoir de solution libre à terme ?
Expliquer le processus de décision, et pas finalement annoncer le résultat final, permettrait aux gens de mieux comprendre les problématiques et les enjeux.
# Il y a une belle histoire là-dessous, mais elle est mal racontée
Posté par gasche . En réponse à la dépêche GNU/Linux a son OCR de qualité. Évalué à 10.
Je pense que la rédaction de la dépêche ne permet pas de comprendre vraiment cette annonce et ce qu'elle a d'intéressant—en bonne ou en moins bonne nouvelle.
À première lecture pour une personne qui n'est pas familière avec les technologies d'accessibilité, on lit ceci: "La société Hypra résout l'OCR pour GNU/Linux en offrant un pont (en logiciel libre) à une version spéciale d'un bon logiciel propriétaire, pour la modique somme de 150€". Ça n'est pas exactement le rêve du libriste (qui rêve d'une résolution de l'OCR par une solution entièrement libre), et donc je trouve normal que la nouvelle soit accueillie assez tièdement.
Quand on regarde de plus près on voit qu'il y a une vraie histoire qui n'est pas racontée. Hypra est bien une boîte "sociale et solidaire" qui se présente comme travaillant sur l'accessibilité du libre, en faisant du libre, dans l'intérêt de tous. Dans une précédente dépêche Texou avait parlé du "PC à accès universel", avec en particulier un système de synthèse vocal venant du milieu universitaire, mais pas vraiment libre, et on sentait bien dans son commentaire une déception et un choix du compromis—le choix d'aller chercher une solution qui rend GNU/Linux utilisable aujourd'hui peut valoir le compromis d'avoir du code partiellement propriétaire pour cela.
Voilà les questions que je pose alors et auxquelles la dépêche aurait pu répondre:
Pourquoi ce choix d'une solution OCR propriétaire ? J'imagine que les solutions libres ont été évaluées et ne répondent pas au besoin. Pouvez-vous en dire plus sur les candidats qui ont été considérés, la façon de les évaluer, et les manquements observés ? Quelle est la performance sur ces critères de la solution qui a été finalement choisie ?
Quelle est la stratégie à long terme sur l'OCR, y a-t-il un espoir de solution libre à terme ?
Expliquer le processus de décision, et pas finalement annoncer le résultat final, permettrait aux gens de mieux comprendre les problématiques et les enjeux.