La machine n'est pas un foudre de guerre (mais mon portable de 2006 l'est encore moins), elle doit avoir quatre ans, et je la maintiens à jour - et bien sûr sous Slackware, c'est de ça qu'on parle.
J'ai eu de mauvaises expériences avec KDE et cherchant à créer des raccourcis vers des trucs non disponibles dans le menu, je lui avais installé un jeu, acheté sur GoG ou HiB, version Linux, hors du système de paquets, non dispo dans le menu KDE, et je voulais mettre un raccourcis sur le bureau, et c'était terriblement casse-couille.
Déjà des plombes juste pour le mettre, sans comprendre pourquoi, il calculait des machins, mettait à jour une base de trucs, bref, juste une icône qui lance un programme ça devrait être plus simple que ça.
Ensuite côté ergonomie de la chose, faut bien choisir où tu déposes ton icône dès le début, parce que la déplacer après c'est contre-intuitif. Et il t'affiche un petit menu avec quatre actions en icônes sans texte au dessus, dont une permet de gicler sans autre forme de procès le raccourcis qu'il a eu tant de mal à créer (pour moi c'était finalement assez facile, mais c'est KDE derrière qui a eu du mal).
À côté de ça, faire pareil avec ROX est tellement plus simple pour un nerd comme moi. Glisser-déposer du binaire ou du script de lancement, clic-droit pour fixer l'icône, ou construire une ROX-app. Je comprend ce qu'il se passe et rien n'est fait dans mon dos pour soi-disant me simplifier l'existence.
KDE fait plein de trucs, probablement géniaux pour les gens qui les utilisent, ou peut-être qui se contentent de survoler leur système et veulent l'utiliser sans chercher à le comprendre. Ça alourdit, par définition, par rapport à ne rien faire, c'est obligatoirement plus lourd, plus lent, plus poussif.
Moi, si je ne comprend pas, ça ne me sert pas, et même pire, ça me dérange, ça me ralentit, ça me gène.
C'est la philosophie KDE/Gnome, épuré, mais qui fait de la magie dans ton dos.
C'est la philosophie MacOS X.
C'est la philosophie Windows récente (avant il n'y avait que le côté faire des trucs dans ton dos, mais pas épuré du tout).
Et je trouve qu'il y a une énorme différence entre épuré et hors de ton chemin, discret. Gnome ou KDE ne sont pas discrets, ils font plein plein de choses pour toi. Ils sont aujourd'hui plutôt épurés, mais très très présents dans l'utilisation au quotidien.
Sauf qu'un outil qui sait mieux que moi ce que je veux, ça me rappelle Windows il y a 17 ans quand je l'utilisais, avant de tomber dans Linux. C'est pas ma faute, je suis un atroce nerd, sans maîtrise le pouvoir n'est rien, j'ai besoin de cette maîtrise complète, quitte à rendre l'accès initial plus difficile. Aucun logiciel ne sait mieux que moi ce que je veux...
Et donc Gnome ou KDE sont lourds, lents, poussifs, pénibles et se mettent en travers de mon chemin, pour tout un tas de broutilles à la con.
Et tout ça c'est très certainement génial pour des gens qui n'ont pas le même besoin que moi, mais on est fondamentalement différents, et je suis dans une minorité.
[^] # Re: Slackwariens/puristes complètement déconnectés de la réalité
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse à la dépêche Slackware 14.2. Évalué à 4.
La machine n'est pas un foudre de guerre (mais mon portable de 2006 l'est encore moins), elle doit avoir quatre ans, et je la maintiens à jour - et bien sûr sous Slackware, c'est de ça qu'on parle.
J'ai eu de mauvaises expériences avec KDE et cherchant à créer des raccourcis vers des trucs non disponibles dans le menu, je lui avais installé un jeu, acheté sur GoG ou HiB, version Linux, hors du système de paquets, non dispo dans le menu KDE, et je voulais mettre un raccourcis sur le bureau, et c'était terriblement casse-couille.
Déjà des plombes juste pour le mettre, sans comprendre pourquoi, il calculait des machins, mettait à jour une base de trucs, bref, juste une icône qui lance un programme ça devrait être plus simple que ça.
Ensuite côté ergonomie de la chose, faut bien choisir où tu déposes ton icône dès le début, parce que la déplacer après c'est contre-intuitif. Et il t'affiche un petit menu avec quatre actions en icônes sans texte au dessus, dont une permet de gicler sans autre forme de procès le raccourcis qu'il a eu tant de mal à créer (pour moi c'était finalement assez facile, mais c'est KDE derrière qui a eu du mal).
À côté de ça, faire pareil avec ROX est tellement plus simple pour un nerd comme moi. Glisser-déposer du binaire ou du script de lancement, clic-droit pour fixer l'icône, ou construire une ROX-app. Je comprend ce qu'il se passe et rien n'est fait dans mon dos pour soi-disant me simplifier l'existence.
KDE fait plein de trucs, probablement géniaux pour les gens qui les utilisent, ou peut-être qui se contentent de survoler leur système et veulent l'utiliser sans chercher à le comprendre. Ça alourdit, par définition, par rapport à ne rien faire, c'est obligatoirement plus lourd, plus lent, plus poussif.
Moi, si je ne comprend pas, ça ne me sert pas, et même pire, ça me dérange, ça me ralentit, ça me gène.
C'est la philosophie KDE/Gnome, épuré, mais qui fait de la magie dans ton dos.
C'est la philosophie MacOS X.
C'est la philosophie Windows récente (avant il n'y avait que le côté faire des trucs dans ton dos, mais pas épuré du tout).
Et je trouve qu'il y a une énorme différence entre épuré et hors de ton chemin, discret. Gnome ou KDE ne sont pas discrets, ils font plein plein de choses pour toi. Ils sont aujourd'hui plutôt épurés, mais très très présents dans l'utilisation au quotidien.
Sauf qu'un outil qui sait mieux que moi ce que je veux, ça me rappelle Windows il y a 17 ans quand je l'utilisais, avant de tomber dans Linux. C'est pas ma faute, je suis un atroce nerd, sans maîtrise le pouvoir n'est rien, j'ai besoin de cette maîtrise complète, quitte à rendre l'accès initial plus difficile. Aucun logiciel ne sait mieux que moi ce que je veux...
Et donc Gnome ou KDE sont lourds, lents, poussifs, pénibles et se mettent en travers de mon chemin, pour tout un tas de broutilles à la con.
Et tout ça c'est très certainement génial pour des gens qui n'ont pas le même besoin que moi, mais on est fondamentalement différents, et je suis dans une minorité.
Yth.