• [^] # Re: Eat your own dog food

    Posté par . En réponse au journal Bibliothèque d'Alexandrie des logiciels libres. Évalué à 10. Dernière modification le 03 juillet 2016 à 11:50.

    Effectivement, j'ai mal interprété le bout de code que tu donnais en lien : il semble juste être un template classique visant à supprimer le binaire après une désinstallation sur une Debian.

    Mais dans le fond, c'est le sens de ton premier commentaire que je n'ai pas saisi. À commencer par son titre : « eat your own dog food ». Je le vois comme une critique du projet, fondé en partie sur la présence de certains acteurs dans son financement, et une lecture pressée m'avait fait conclure que ce code était une sorte de blague expliquant ce qu'il fallait faire après avoir désinstallé une Debian pour y mettre un Windows.

    Cela étant je n'ai toujours pas compris où tu veux en venir, ni cette pique sur l'État français qui financerait mais ne mettrait pas de code. Alors je vais développer un peu plus ma réponse. Pour commencer, sur la page des membres du projet, l'on trouve dans l'organigramme aux postes éxécutifs :

    • Roberto Di Cosmo en tant que fondateur et CEO ;
    • Stefano Zachhiroli en tant que fondateur et CTO.

    Le premier s'est fait connaître des libristes français à la fin des années 90 pour son pamphlet Piège dans le cyberespace où il déplorait, entre autre, l'hégémonie de Microsoft Word, et défendait la nécessité de recourir à des formats ouverts et l'intéropérabilité entre les systèmes informatiques. Il a également créé et dirigé le projet de recherche européen Mancoosi pour améliorer la gestion d'une grande base de logiciels (comme peut l'être le projet Debian qui a grandement profité des apports du projet), il dirige actuellemnt l'IRILL (Initiative de Recherche et Innovation sur le Logiciel Libre), et a été un chercheur impliqué lors de la consultation citoyenne sur le projet de loi numérique. Pour le second, il ne doit pas être nécessaire de le présenter : il a été Debian Project Leader pendant trois ans de 2010 à 2013.

    Pour répondre à ton « dans ce super machin où il veut que nous, on mette le notre ». Premièrement Mircosoft ne veut rien, ils ne font que participer au financement du projet. Deuxièmement, pour le moment, comme je l'ai dit dans mon précédent message, l'archive est ainsi constituée :

    The archive currently includes:

    • public, non-fork repositories from GitHub
    • source packages from the Debian distribution (as of August 2015, via the snapshot service)
    • tarball releases from the GNU project (as of August 2015)

    source

    Enfin, pour réagir à ton propos selon lequel tu n'aurais pas trouvé de code contribué par l'État français, contrairement à Crosoft (sic). Je me permets de rappeler, par exemple, que l'INRIA est un établissement public à caractères scientifique et technologique qui œuvre et a œuvré dans le développement de logiciels libres comme :

    OCaml (langage de programmation).
    Coq (assistant de preuves).
    Scilab, un logiciel de calcul numérique, comparable à Matlab et à Octave.
    SmartEiffel, un compilateur pour le langage Eiffel.
    GNU MPFR, une bibliothèque de calcul flottant multiprécision.
    CGAL, une plateforme de calcul géométrique.
    SOFA, un framework de simulation physique.

    source

    Si tu ne les a pas trouvé dans l'archive Debian, qui compose en partie l'archive du journal, c'est que tu as très mal cherché.

    Je pourrais également citer le projet G'MIC qui est, je pense, familier aux personnes fréquentant linuxfr. Il est développé au GREYC (le G de G'MIC ;-) qui est une Unité Mixte de Recherche.

    Où as-tu donc vu que l'État français ne contribue pas aux logiciels libres, via ses organismes publics, et donc in fine à l'archive Software Heritage ?

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.