• [^] # Re: traduction de la «mp3 philosophy» de Steve Coleman

    Posté par . En réponse à la dépêche traduction de la «mp3 philosophy» de Steve Coleman. Évalué à 2.

    Faux problème. D'une part parce que toute ?uvre qui a un tant soit peu de succès est reproduite de multiples fois et sous de multiples formes (la photographie d'une sculpture en est aussi une copie),

    Non, ce sont des représentations, pas des copies. Il y a une énorme différence entre la photo d'un tableau (ou même une copie faite par un excellent copiste), et le tableau lui-même, alors que par définition il n'y a pas de différence entre un logiciel et une copie.

    d'autre part parce que l'art contemporain tend précisément, depuis Duchamp, à évacuer la notion de non-reproductibilité de l'?uvre.

    L'art ne se limite pas à l'art contemporain, et même dans l'art contemporain tout n'est pas aisément reproductible, loin de là. Au contraire, il y a même un problème de conservation des oeuvres contemporaines, les matériaux employés s'altérant avec le temps (métaux qui rouillent, plastique qui s'effrite, papier qui jaunit, etc...).

    Pour ta deuxième remarque, si j'étais de mauvaise fois, je pourrais objecter l'iocc ou les poètes Perl...

    Bien sur, d'ailleurs il est bien connu que les codes lauréats de l'ioccc sont employés partout, tellement ils sont facile à maintenir et font des choses utiles.

    Il est quand même paradoxal de considérer qu'il est naturel de diffuser librement quelque chose dont le but premier [est] d'être utile, et problématique de diffuser librement quelque chose dont le but premier est d'être diffusé. Tu ne crois pas ?

    Non. Ça n'est pas une question de license mais de technologie. Le jour où tu pourra reproduire parfaitement et à l'infini un tableau ou une sculpture, cette question aura un sens. Pour le moment, elle n'en a pas.