• [^] # Re: Compréhension

    Posté par . En réponse au journal Urbit - Le nouveau MultiDeskOS aka le retour de Jayce ?. Évalué à 3.

    Le problème de l'exemple 1 est que la force physique « brute » n'est pas ce qui est le plus nécessaire pour aller bosser dans une mine, surtout si on considère les équipements modernes.

    J'ai vu une variante de cet exemple pour ce qui est d’enrôler des femmes dans les unités d'élite des différents corps d'armée US (en particulier Navy Seals, ou certains groupes de pompiers « d'élite »). Voici ce qui en ressort en lisant les différents commentaires de gens qui ont été à l'armée (Navy, Marines, Army, etc.): mis à part lesdits corps d'élite, qui ont des prérequis drastiques en termes d'endurance, de capacités physiques, etc.1 , les femmes sont tout à fait capables d'opérer au sein de l'armée, avec les mêmes fusils d'assaut et les mêmes responsabilités, y compris le besoin d'aider un camarade blessé en plein milieu d'un conflit armé.

    Passons à l'exemple 2 : cet exemple est relativement pourri pour être honnête. Comme pour tous les sports, tu vas avoir tout un tas de jeunes qui vont aller dans des clubs de sports, dont ceux de natation, et parmi ceux-là, quelle que soit la couleur de peau, tu vas te retrouver avec peut-être 1% de jeunes compétiteurs avec des capacités qui pourraient les mener à des niveaux de compétition internationaux. Du coup, si un jeune Noir se débrouille bien, t'auras pas eu à dépenser des millions : tu regardes ses stats, tu vois qu'il a (ou pas) la capacité à concourir dans des compétitions nationales ou internationales au vu des résultats des autres, et c'est tout. Les millions, tu les dépenseras uniquement si tu as déjà une preuve tangible que le potentiel est là.

    Dans tout ce qui est sport de compétition, on touche non seulement à l'obsession des joueurs/sportifs qui s'entraînent comme des fous (donc à la régularité et à la fréquence des entraînements au niveau individuel), mais aussi aux exceptions (à ce niveau il est fort probable que la génétique soit impliquée à un certain niveau).

    Notons aussi que dans ton exemple 2, tu parles des « Noirs », mais j'aimerais savoir desquels on parle : Noirs originaires d'Afrique sub-saharienne (a.k.a., l'impropre « afro-américains ») ? Je suppose que c'est ce dont tu parles dans ce cas. Si oui, presqu'aucun n'est un « pur » Noir en ce sens : beaucoup ont 30 à 50% de leur patrimoine génétique qui vient de populations « blanches » (irlandais, allemands, britanniques). Qu'en est-il de ceux qui viennent de la Réunion ? De ceux qui viennent de la Jamaïque ? Etc.

    Enfin, concernant l'exemple 3 :

    La « vitesse de calcul » est aussi un exemple un peu bidon. Oui, c'est du jeunisme. Le mec de 50 ans qui a bossé pendant 30 ans dans un domaine lié à l'ingénierie de pointe (« de pointe », parce que sinon, quelle est la raison d'avoir besoin d'une « vitesse de calcul » élevée ?) est sans doute bien meilleur que moi pour reconnaître un problème, savoir quels outils de calcul il faudrait utiliser, etc. Sa « vitesse de calcul » brute sera peut-être moins bonne qu'un p'tit jeune diplômé, mais je suis presque certain que sa capacité à déterminer le type de solution pour le problème sera meilleure. Tout le monde ne se réfugie pas dans un rôle managérial où on oublie sa science.

    Si tu t'arrêtes à l'âge du candidat pour déterminer qui embaucher, alors que sur son CV il y a marqué qu'il faisait partie des ingénieurs qui ont permis à Airbus de sortir l'A380, ou de lancer des satellites, ou, pour un truc d'ingénierie un peu moins pointu, qui a permis de mettre au point certains modèles de voiture, je me dis que tu es un piètre responsable pour ce qui est des embauches. Visiblement ce mec a les compétences; il faut juste que les deux parties s'entendent sur le salaire (et évidemment, c'est souvent là que se trouve le vrai problème).


    1. Du genre être capable de porter 50kg d'équipement sur plusieurs (dizaines de) kilomètres par jour. Ça ne veut pas dire qu'une femme ne peut pas y arriver. Simplement, même les hommes auront du mal à arriver à valider l'entraînement requis pour faire partie de ce corps d'élite, et oui, à ces niveau extrêmes, la génétique a sans doute un peu son mot à dire.