Mieux vaut à mon avis insister sur le fait que tous les services centralisés passent, que ceux qu'ils ont déjà utilisés ont fermé, que ceux qu'ils utilisent aujourd'hui fermeront tôt où tard, et que seuls subsistent les services ouverts, dont le meilleur exemple est le courrier électronique.
Ce qu'il faut surtout (mais ce n'est que mon avis), quand on défend un produit ou une techno, c'est que le fait que ce soit libre et décentralisé, interopérable, béni par Stallman ne soit pas la caractéristique principale du truc. What'sAPP, c'est à lui tout seul plus d'un milliard d'utilisateurs (certes selon les syndicats). Au niveau mondial, plus de messages whatsapp sont échangés que de SMS(50 myars vs 21... par jour).
Même après Snowden, la plupart des gens se fichent qu'un truc soit libre ou pas, et de l'usage qui est fait des données. Je le regrette (et c'est pour ça que j'ai un téléphone qui me laisse le choix des droits que je donne aux applis), mais c'est un fait. Donc ça ne suffit pas à les faire bouger. Les agresser avec de la rhétorique privateur/enfermement ne fait pas vraiment avancer le schmilblik, puisqu'ils ne se sentent particulièrement enfermés.
Pour moi, pour qu'un truc fonctionne,il faut :
1) que le truc ait des fonctionnalités différentientes utiles par rapport aux acteurs sur le marché;
2) que l'interface ait été pensée pour les utilisateurs;
3) qu'il y ait des gens dessus (conséquence de 1, 2 et de beaucoup de hype)
4) que le bousin soit correctement marquetté, pour que les gens aient envie de l'utiliser.
Concernant l'email lui-même c'est un argument à double tranchant. En effet, n'importe qui peut écrire à n'importe qui... mais dans l'immense majorité des cas, les gens ne sont pas propriétaires de leur données (le fournisseur en fait un peu ce qu'il veut), n'ont aucune garantie de garder leur adresse si le fournisseur fait faillite. Les seuls protégés contre ça sont ceux qui ont un domaine et leur serveur. C'est pouillemesque.
Enfin, grosso modo, quand les utilisateurs ne sont plus satisfaits d'un truc, ils migrent ailleurs. On a eu effectivement le mouvement ICQ->MSN->What'sAPP/Snapchat/Facebook Messenger, on a eu le Myspace->Facebook~>Twitter, on a eu Yahoo->Altavista->Google, dans le technique, on a eu SF.net et autres forges->Github. On constate à chaque fois que les solutions libres ou se prévalent d'une philosophie "sympa" pour les utilisateurs ont eu leur chance, mais n'ont jamais réellement percé (Dispora*, identica, les trucs interopérables XMPP, Linphone, ello), malgré le fait que les discours "anti logiciels privateurs" aient toujours été les mêmes ces quinze dernières années.
[^] # Re: Avis
Posté par oinkoink_daotter . En réponse au journal Promotion d'XMPP, message pour nos amis. Évalué à 10. Dernière modification le 21 juin 2016 à 20:23.
Ce qu'il faut surtout (mais ce n'est que mon avis), quand on défend un produit ou une techno, c'est que le fait que ce soit libre et décentralisé, interopérable, béni par Stallman ne soit pas la caractéristique principale du truc. What'sAPP, c'est à lui tout seul plus d'un milliard d'utilisateurs (certes selon les syndicats). Au niveau mondial, plus de messages whatsapp sont échangés que de SMS(50 myars vs 21... par jour).
Même après Snowden, la plupart des gens se fichent qu'un truc soit libre ou pas, et de l'usage qui est fait des données. Je le regrette (et c'est pour ça que j'ai un téléphone qui me laisse le choix des droits que je donne aux applis), mais c'est un fait. Donc ça ne suffit pas à les faire bouger. Les agresser avec de la rhétorique privateur/enfermement ne fait pas vraiment avancer le schmilblik, puisqu'ils ne se sentent particulièrement enfermés.
Pour moi, pour qu'un truc fonctionne,il faut :
1) que le truc ait des fonctionnalités différentientes utiles par rapport aux acteurs sur le marché;
2) que l'interface ait été pensée pour les utilisateurs;
3) qu'il y ait des gens dessus (conséquence de 1, 2 et de beaucoup de hype)
4) que le bousin soit correctement marquetté, pour que les gens aient envie de l'utiliser.
Concernant l'email lui-même c'est un argument à double tranchant. En effet, n'importe qui peut écrire à n'importe qui... mais dans l'immense majorité des cas, les gens ne sont pas propriétaires de leur données (le fournisseur en fait un peu ce qu'il veut), n'ont aucune garantie de garder leur adresse si le fournisseur fait faillite. Les seuls protégés contre ça sont ceux qui ont un domaine et leur serveur. C'est pouillemesque.
Enfin, grosso modo, quand les utilisateurs ne sont plus satisfaits d'un truc, ils migrent ailleurs. On a eu effectivement le mouvement ICQ->MSN->What'sAPP/Snapchat/Facebook Messenger, on a eu le Myspace->Facebook~>Twitter, on a eu Yahoo->Altavista->Google, dans le technique, on a eu SF.net et autres forges->Github. On constate à chaque fois que les solutions libres ou se prévalent d'une philosophie "sympa" pour les utilisateurs ont eu leur chance, mais n'ont jamais réellement percé (Dispora*, identica, les trucs interopérables XMPP, Linphone, ello), malgré le fait que les discours "anti logiciels privateurs" aient toujours été les mêmes ces quinze dernières années.