[...] et qu'il y a peu de structures indépendantes et pérennes en France
Oui, c'est un problème important.
Les structures indépendantes existent et il y en a quand même pas mal, mais elles sont très mal distribuées ensuite. Le commercial de la FNAC préfère avoir un interlocuteur unique qui lui remplit de manière homogène ses bacs, plutôt qu'une myriade de petits labels hétérogènes. La position ultra dominante des majors est largement dû aux grosses sociétés qui vendent la musique derrière,et qui imposent réellement leurs conditions de vente au distibuteur. Il est presque plus facile d'être visible dans les petits magasins que dans les supermarchés de la culture, entre deux énormes piles de la dernière soupe du moment. Pour trouver des disques indépendants, il vaut mieux passer par la VPC ou par les rares petits disquaires qui restent.
Bref c'est quand même très compliqué. Je ne veux pas excuser les majors, loin de là. Dans le domaine du livre, des projets de coopératives de petits éditeurs ont vu le jour, afin de mutualiser leur capacité de distribution, avec plus ou moins de succès. Je ne sais pas si cela existe dans l'édition musicale, mais c'est une des seules alternatives afin d'avoir un poids commercial, et surtout une visibilité en magasin (sans visibilité, point de ventes).
C'est en réduisant le poids des majors (et par conséquent de leurs lobbies) que l'on peut s'attaquer à tous ces problèmes de copie privée.
[^] # Re: L'UFC Que Choisir lance un appel à témoignage à propos de la copie privée
Posté par boba . En réponse à la dépêche L'UFC Que Choisir lance un appel à témoignage à propos de la copie privée. Évalué à 1.