. Et que je suis donc bien placé pour savoir que le numerus clausus a augmenté, et pas qu'un peu. On peut difficilement parler de stagnation.
Ton lien montre que cela stagne depuis 2007 alors que le besoin lui augmente toujours (vieillesse de la population, déserts médicaux, tout ça).
Problème : L'immense majorité des patients sont peu intéressants en termes de pédagogie. Parce qu'ils ont tous les mêmes pathologies, et que quand on en a vu un, on les a tous vus.
Mouais, on m'avait toujours expliqué (des médecins ou étudiants en médecine hein) que chaque patient et maladie était unique mais bon...
Donc on est obligé de concentrer les étudiants sur un petit nombre de sites. Et c'est là que ça coince. J'ai été dans un stage où on était 27 étudiants pour une vingtaine de lits d'hospitalisation. On n'avait même pas un patient par étudiant à suivre au jour le jour.
Est-ce si grave ?
Je veux dire, pour apprendre, vous pouvez mutualiser les patients. En école d'ingé, tu n'avais pas un projet pour chaque élève non plus par exemple. Un patient peut servir à apprendre à plusieurs élèves à la fois.
Puis comme tu le dis, la majorité des maladies sont assez courantes, pas besoin que tout les étudiants connaissent les maladies rares sur le bout des doigts (de toute façon, pas mal de médecins sont bien incapables de les connaître dans leur propre spécialités ce qui est normal, il y en a trop).
S'ajoute un problème pratique : quand on a stage le matin et cours l'après-midi, il est impératif d'être sur place ou d'avoir un moyen de transport rapide, or un étudiant en médecine est rémunéré royalement : 400€ par mois en 6ème année.
Du coup, remettre en cause ce modèle pour un qui permet aux étudiants de travailler loin de leur lieu d'enseignement ne serait pas envisageable ?
Problème : pour chaque place ajoutée au numerus clausus, ce sont 10 nouveaux étudiants qui s'inscrivent en première année de médecine. L'augmentation du numerus clausus fait donc augmenter le taux d'échec en première année de médecine.
En quoi c'est véritablement un problème ?
D'autant plus que cette difficulté pourrait être compensée par une meilleure orientation décidée au lycée. C'est un des problèmes de notre système par ailleurs, l'orientation post-bac est assez mauvaise et permettrait d'économiser bien des premières années fichues en l'air pour rien.
Problème : les étudiants qui échouent en médecine ne se réorientent pas vers d'autres domaines scientifiques. Ils vont prendre des places en école d'infirmière, en sage-femme, en kiné, rendant l'accès à ces filières plus difficiles pour des étudiants un peu moins bons, et ils n'utilisent pas leur potentiel dans des études plus exigeantes.
Ces étudiants auraient peut être déjà fait ces études là dès le départ, qui sait ? Puis je ne vois pas le soucis, d'autant plus que les échecs en médecine ne sont pas dus qu'à l'exigence de la sélection, nombre d'entre eux sont véritablement mauvais.
En définitive, je te rassure : aucun médecin ne s'oppose plus à l'augmentation du numerus clausus, et ceux qui s'opposaient sont maintenant à la retraite (ou pas loin, et ils ont changé d'avis de toute façon).
Pourtant j'ai un souvenir pas si lointain de manifestation pour continuer son gel depuis 2007. Mais bon...
: les facs de médecine sont saturées. Le manque actuel de médecins cause aussi un manque de formateurs, et l'augmentation du numerus clausus révèle les limites d'un système qui a été dimensionné pour un numerus clausus deux fois inférieur.
C'est un problème de moyen qui peut se résoudre. De toute façon je pense qu'il faudrait changer bien des choses à cette formation (mais à d'autres d'ailleurs) pour que ce soit plus efficace et utile à tous.
[^] # Re: Uber, Lebonrecel, Airbnb : pas de le l'économie collaborative
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Le Bon Coin, Airbnb, Uber : Les prochaines poules aux œufs d'or. Évalué à 4.
Ton lien montre que cela stagne depuis 2007 alors que le besoin lui augmente toujours (vieillesse de la population, déserts médicaux, tout ça).
Mouais, on m'avait toujours expliqué (des médecins ou étudiants en médecine hein) que chaque patient et maladie était unique mais bon...
Est-ce si grave ?
Je veux dire, pour apprendre, vous pouvez mutualiser les patients. En école d'ingé, tu n'avais pas un projet pour chaque élève non plus par exemple. Un patient peut servir à apprendre à plusieurs élèves à la fois.
Puis comme tu le dis, la majorité des maladies sont assez courantes, pas besoin que tout les étudiants connaissent les maladies rares sur le bout des doigts (de toute façon, pas mal de médecins sont bien incapables de les connaître dans leur propre spécialités ce qui est normal, il y en a trop).
Du coup, remettre en cause ce modèle pour un qui permet aux étudiants de travailler loin de leur lieu d'enseignement ne serait pas envisageable ?
En quoi c'est véritablement un problème ?
D'autant plus que cette difficulté pourrait être compensée par une meilleure orientation décidée au lycée. C'est un des problèmes de notre système par ailleurs, l'orientation post-bac est assez mauvaise et permettrait d'économiser bien des premières années fichues en l'air pour rien.
Ces étudiants auraient peut être déjà fait ces études là dès le départ, qui sait ? Puis je ne vois pas le soucis, d'autant plus que les échecs en médecine ne sont pas dus qu'à l'exigence de la sélection, nombre d'entre eux sont véritablement mauvais.
Pourtant j'ai un souvenir pas si lointain de manifestation pour continuer son gel depuis 2007. Mais bon...
C'est un problème de moyen qui peut se résoudre. De toute façon je pense qu'il faudrait changer bien des choses à cette formation (mais à d'autres d'ailleurs) pour que ce soit plus efficace et utile à tous.