• [^] # Re: Le problème est très simple

    Posté par . En réponse à la dépêche Le gouvernement incite les chercheurs à tenter de breveter les logiciels. Évalué à 1.

    Le problème est très simple.
    Ah bon ? Si il était si simple, on s'en serait aperçu...

    Sur le premier point que tu développes, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi. S'il est vrai que la baisse des crédits peut inciter à se tourner vers les industriels, est-ce vraiment un mal ? Le rôle de la recherche publique n'est pas d'industrialiser. Les partenariats permettent donc de "refiler le bébé". Par contre, cela implique une certaine vigilance de la part des chercheurs. En effet, les industriels n'ont pas toujours une vue à long terme (quoique ?), alors que c'est déjà plus le cas chez les chercheurs (même si on planifie des projets sur des durées plus courtes). Il est donc nécessaire pour les chercheurs de pouvoir "bien" négocier avec les industriels ; et c'est là que ça (peut) pose(r) problème.

    Par contre, je ne peux pas être d'accord sur le second point. Qu'est-ce qui te fait dire que la recherche stagne. Je viens de participer à une journée de rencontre de chercheurs dans le domaine de l'analyse de document et je peux te dire que ça bouge et qui si, oui, on pense à l'application (et c'est normal, on n'est pas là pour trouver des choses qui ne serviront à rien), on garde à l'esprit, et même au premier plan, l'aspect plus fondamental.
    Quand à ne pas partager le code, peux-tu affirmer qu'il s'agit d'une généralité ? Certains agissent ainsi, c'est certain, mais de là à généraliser...
    Pour les publis, un chercheur est souvent amené à expertiser des articles écrits par un collègue du labo "concurrent".

    Enfin, quand tu parle de sous-traiter avec les thésards, oui, c'est vrai, mais le thésard n'a pas à s'occuper de tâches administratives.

    Pour finir, et pour te rassurer, je suis absolument contre les brevets logiciels. Malheureusement, on les voit déjà apparaître dans la recherche (lors de contrats avec des industriels, notamment les très gros), et le mouvement s'amplifiera si les brevets logiciels sont légalisés.