Mais oui, ils sont rigolos et sympathiques! Je pense que personne n'a jamais dit le contraire. C'est juste que je trouve ça absurde de donner de l'argent à une entreprise. Il est tout à fait possible d'investir dans une entreprise, mais il faut aussi qu'on reçoive quelque chose en contrepartie. D'ailleurs, de ce que j'ai compris, de tels dons seraient à peu près légaux en France (ça rentrerait dans le cadre d'une libéralité accordée à l'entreprise), mais ils seraient imposés à hauteur de 60%. Visiblement, il serait beaucoup plus simple de donner en douce au propriétaire de l'entreprise, qui réinjecterait ensuite dans la boîte. Ceci dit, le don à une personne reste encadré, et il doit y avoir des plafonds et des papiers à remplir.
Donc OK, c'est une bande de potes sympa. Je ne connais pas le code des impôts Suisse, et peut-être qu'il existe un paragraphe destiné aux dons à des bandes de potes sympas. Mais dans le doute, j'aurais tendance à penser que le montage reste crado fiscalement parlant, qu'un français qui fait des dons à une entreprise Suisse ressemble plus à Cahuzac qu'à l'Abbé Pierre, et qu'une entreprise doit pouvoir être viable économiquement sans qu'une foultitude de tiers doive lui donner de l'argent régulièrement sans participer au capital... Mettez-vous à la place d'un concurrent; une boîte qui tourne à perte mais qui reste debout grâce à des valoches d'argent liquide peut très facilement casser un marché ; ce n'est pas une situation saine, et ça reste éthiquement bizarre.
[^] # Re: aidons les (si on peut)
Posté par arnaudus . En réponse au journal Plonkileaks ou l'humour au pays du secret bancaires. Évalué à 9.
Mais oui, ils sont rigolos et sympathiques! Je pense que personne n'a jamais dit le contraire. C'est juste que je trouve ça absurde de donner de l'argent à une entreprise. Il est tout à fait possible d'investir dans une entreprise, mais il faut aussi qu'on reçoive quelque chose en contrepartie. D'ailleurs, de ce que j'ai compris, de tels dons seraient à peu près légaux en France (ça rentrerait dans le cadre d'une libéralité accordée à l'entreprise), mais ils seraient imposés à hauteur de 60%. Visiblement, il serait beaucoup plus simple de donner en douce au propriétaire de l'entreprise, qui réinjecterait ensuite dans la boîte. Ceci dit, le don à une personne reste encadré, et il doit y avoir des plafonds et des papiers à remplir.
Donc OK, c'est une bande de potes sympa. Je ne connais pas le code des impôts Suisse, et peut-être qu'il existe un paragraphe destiné aux dons à des bandes de potes sympas. Mais dans le doute, j'aurais tendance à penser que le montage reste crado fiscalement parlant, qu'un français qui fait des dons à une entreprise Suisse ressemble plus à Cahuzac qu'à l'Abbé Pierre, et qu'une entreprise doit pouvoir être viable économiquement sans qu'une foultitude de tiers doive lui donner de l'argent régulièrement sans participer au capital... Mettez-vous à la place d'un concurrent; une boîte qui tourne à perte mais qui reste debout grâce à des valoches d'argent liquide peut très facilement casser un marché ; ce n'est pas une situation saine, et ça reste éthiquement bizarre.