infrastructures des années 60 à bout de souffle jamais élargies pour faire face au trafic actuel
En fait, là-dessus il ne faudra pas seulement vous battre contre les "emm**deurs d'automobilistes", mais contre... la géométrie.
Si on part par exemple d'une route à 2 voies et qu'on en ajoute une (cela fait donc un 3 voies), on vient d'augmenter au mieux de 50% la capacité de la route (simple question de calcul d'aire). Si on observe les chiffres concernant le parc automobile français, on s'aperçoit que pour que la fluidité du trafic demeure la même (et donc que l'aire des routes suive le nombre d'automobiles), il aurait fallu en moyenne multiplier par 6 le nombre de voies (et encore, je suis gentil, j'arrondis, le vrai ratio est de 6.155). Un périph qui faisait 3 voies en 1960 devrait donc en avoir au moins 18 aujourd'hui. 18! Et encore, entendons-nous : en pratique, l'ajout de voies a ses limites à causes des entrées-sorties qui deviennent ardues au-delà de quelques voies...
À moins que vous ne accusiez Euclide "d'emm*der l'automobiliste", il va donc falloir vous rendre à l'évidence : accomoder tout le monde comme on le faisait "dans le bon vieux temps où ça allait bien mieux qu'aujourd'hui, je vous le dis ma petite dame", c'est tout simplement impossible.
[^] # Re: "Tout voiture"
Posté par Kalenx . En réponse au journal Les chroniques du progrès : à bégayer ou à dégager ?. Évalué à 10. Dernière modification le 06 mai 2016 à 23:35.
En fait, là-dessus il ne faudra pas seulement vous battre contre les "emm**deurs d'automobilistes", mais contre... la géométrie.
Si on part par exemple d'une route à 2 voies et qu'on en ajoute une (cela fait donc un 3 voies), on vient d'augmenter au mieux de 50% la capacité de la route (simple question de calcul d'aire). Si on observe les chiffres concernant le parc automobile français, on s'aperçoit que pour que la fluidité du trafic demeure la même (et donc que l'aire des routes suive le nombre d'automobiles), il aurait fallu en moyenne multiplier par 6 le nombre de voies (et encore, je suis gentil, j'arrondis, le vrai ratio est de 6.155). Un périph qui faisait 3 voies en 1960 devrait donc en avoir au moins 18 aujourd'hui. 18! Et encore, entendons-nous : en pratique, l'ajout de voies a ses limites à causes des entrées-sorties qui deviennent ardues au-delà de quelques voies...
À moins que vous ne accusiez Euclide "d'emm*der l'automobiliste", il va donc falloir vous rendre à l'évidence : accomoder tout le monde comme on le faisait "dans le bon vieux temps où ça allait bien mieux qu'aujourd'hui, je vous le dis ma petite dame", c'est tout simplement impossible.