on ne peut pas réclamer du logiciel libre sans réclamer de l'art libre
Si, on peut.
Je connais pas le contexte auquel tu te réfères, mais, par exemple, réclamer l’usage de LL dans l’administration ou dans l’armée ou dans une compagnie n’est pas injustifié si on veut être sûr de ne pas être espionné. Ça n’a aucun rapport avec l’art.
Cela dit, un libriste, c’est quelqu’un qui fait du LL, pas celui qui en réclame.
Or, on peut faire du logiciel libre et du logiciel propriétaire.
Chacun peut libérer ce qu’il produit selon les termes qui lui conviennent.
Tu peux bosser gratuitement pour certaines choses et faire payer pour d’autres.
En quoi est-ce incohérent ?
Les artistes peuvent bien faire comme il leur semble, comme les libristes.
Cela dit, l’extension des droits après la mort d’un artiste me semble à moi aussi superflue.
Ne parlons pas de FUD complet genre qu'on pourrait réutiliser le nom de l'auteur pour lui faire dire l'inverse de ce qu'il disait
En ce qui concerne l’écrit, cette crainte ne me semble pas totalement injustifiée.
Pourquoi un auteur prendrait-il le risque de dire : « Vous pouvez reprendre tout ce que j’ai écrit et le modifier comme bon vous semble même si ce n’est pas ce que j’ai voulu dire/faire sentir/démontrer » ?
Il faudrait que les licences protègent les auteurs des modifications abusives, et c’est probablement très compliqué à concevoir.
Le domaine des idées, c’est très polémique, politique, mensonger... tout y est déformé.
Accepterais-tu que tout le monde puisse modifier tes commentaires pour les améliorer... ;) Je constate que la simple reformulation est souvent mal perçue... alors le reste...
Par ailleurs, vivre de son art, c’est quand même pas facile apparemment. Soit tu palpes beaucoup si tu as du succès, soit presque rien si tu n’en as pas. Dans les deux cas, ça n’incite pas à faire de l’art libre. La situation des artistes n’est guère comparable à celle des informaticiens.
Ce n’est sans doute pas pour rien que les licences CC ont plus de succès dans ce domaine.
Le code, ça ne reste que de la technique, c’est souvent bugué, incomplet, améliorable, insuffisant, mal adapté à de nombreuses situations. Un logiciel, ça se conçoit comme un assemblage de briques élémentaires.
Celui qui a produit une œuvre d’art ne veut probablement pas qu’on y touche, sinon il le ferait ou laisserait quelqu’un de son choix le faire. Ce que tu juges être une imperfection a peut-être une intentionnalité qui t’échappe ou faite pour te déplaire. Une œuvre se veut être la manifestation d’une vision. Ce n’est pas la même logique qui est à l’œuvre.
La plupart des améliorations apportées dans les logiciels ne soulèvent guère de polémique ou de doute sur leur intérêt (sauf sur le design justement).
Parce que la plupart des logiciels (à part les jeux...) ne sont eux-mêmes que des outils, rien de plus.
# Pas d’accord, mais on s’en fout un peu
Posté par Olivier . En réponse au journal Pourquoi l'art libre est aussi important que le logiciel libre. Évalué à 10.
Si, on peut.
Je connais pas le contexte auquel tu te réfères, mais, par exemple, réclamer l’usage de LL dans l’administration ou dans l’armée ou dans une compagnie n’est pas injustifié si on veut être sûr de ne pas être espionné. Ça n’a aucun rapport avec l’art.
Cela dit, un libriste, c’est quelqu’un qui fait du LL, pas celui qui en réclame.
Or, on peut faire du logiciel libre et du logiciel propriétaire.
Chacun peut libérer ce qu’il produit selon les termes qui lui conviennent.
Tu peux bosser gratuitement pour certaines choses et faire payer pour d’autres.
En quoi est-ce incohérent ?
Les artistes peuvent bien faire comme il leur semble, comme les libristes.
Cela dit, l’extension des droits après la mort d’un artiste me semble à moi aussi superflue.
En ce qui concerne l’écrit, cette crainte ne me semble pas totalement injustifiée.
Pourquoi un auteur prendrait-il le risque de dire : « Vous pouvez reprendre tout ce que j’ai écrit et le modifier comme bon vous semble même si ce n’est pas ce que j’ai voulu dire/faire sentir/démontrer » ?
Il faudrait que les licences protègent les auteurs des modifications abusives, et c’est probablement très compliqué à concevoir.
Le domaine des idées, c’est très polémique, politique, mensonger... tout y est déformé.
Accepterais-tu que tout le monde puisse modifier tes commentaires pour les améliorer... ;) Je constate que la simple reformulation est souvent mal perçue... alors le reste...
Par ailleurs, vivre de son art, c’est quand même pas facile apparemment. Soit tu palpes beaucoup si tu as du succès, soit presque rien si tu n’en as pas. Dans les deux cas, ça n’incite pas à faire de l’art libre. La situation des artistes n’est guère comparable à celle des informaticiens.
Ce n’est sans doute pas pour rien que les licences CC ont plus de succès dans ce domaine.
Le code, ça ne reste que de la technique, c’est souvent bugué, incomplet, améliorable, insuffisant, mal adapté à de nombreuses situations. Un logiciel, ça se conçoit comme un assemblage de briques élémentaires.
Celui qui a produit une œuvre d’art ne veut probablement pas qu’on y touche, sinon il le ferait ou laisserait quelqu’un de son choix le faire. Ce que tu juges être une imperfection a peut-être une intentionnalité qui t’échappe ou faite pour te déplaire. Une œuvre se veut être la manifestation d’une vision. Ce n’est pas la même logique qui est à l’œuvre.
Je conclus par un proverbe assez connu sur le « design » qui explique sans doute pourquoi on voit peu d’art libre: « un chameau est un cheval conçu par un comité ».
https://en.wikiquote.org/wiki/Alec_Issigonis
http://www.notioncapital.com/blog/camel-horse-designed-committee/
La plupart des améliorations apportées dans les logiciels ne soulèvent guère de polémique ou de doute sur leur intérêt (sauf sur le design justement).
Parce que la plupart des logiciels (à part les jeux...) ne sont eux-mêmes que des outils, rien de plus.