J'aime bien cette musique, mais une note me dérange (mon "système" ne supporte pas cette musique tel quel), je la voudrai plus basse et rediffuser ma modif. Sans les sources en libre je ne peux pas le faire (facilement, bref sans "décompiler").
Je ne vois pas en quoi c'est équivalent à ne pas pouvoir utiliser une imprimante.
Le problème que résout le libre, c'est quand l'utilisateur est obligé de faire quelque chose qu'il ne souhaite pas faire.
Dans le cas de l'imprimante, c'est le fait d'être inutilement obligé de payer pour un support. Dans le cas de MSOffice, c'est le fait de devoir accepter des comportements qu'il ne souhaite pas accepter parce qu'il veut lire un fichier doc.
Dans les deux cas, le créateur "profite" du besoin en choisissant de mettre en place une situation où l'utilisateur est bloqué.
Dans le cas de ton exemple, tout ce que tu fais, c'est dire qu'il existe un morceau que tu n'aimes pas. Ça tombe bien: le morceau, tu l'as acheté parce que tu voulais le morceau. Tu as reçu le morceau et le morceau ne fait que faire ce que tu lui as demandé.
(pour les sources, justement, c'est ce qui est discuté ici par ailleurs: 1) les musiques sous licences cc-by-sa, pourtant une licence libre, n'ont pas les partitions accessibles, 2) les partitions ne sont pas forcément le meilleur code source.)
Explique-moi, en attendant il est juste pas logique.
J'ai déjà expliqué, et autant parlé à un mur.
Mais de nouveau, si tu le souhaites, voilà la logique derrière le NC en particulier:
- les 4 libertés sont là pour éviter l'utilisateur de perdre le contrôle de sa machine
- cela est particulièrement important parce que les logiciels sont des outils (par exemple, j'ai pas de contrôle sur le fait que mes potentiels partenaires ont choisi un certain format de fichiers)
- dans le cadre du logiciel, la clause NC permet de limiter un outil (une lib, un format, ...) à une seule entreprise X. De nouveau, l'élément clé ici est: outil. Une entreprise a besoin d'outils, et ces outils sont très contraignants: un format reçu ne peut pas être lu par un algorithme d'un autre format. L'entreprise utilisant ce format dépend donc de l'entreprise X.
Ce sont des éléments qui ne s'appliquent pas à la musique. Un morceau "normal" n'est jamais indispensable (et s'il l'est, c'est un cas particulier qui relève d'un autre sujet de discussion), il peut toujours être remplacé par un autre morceau.
Note que je ne considère pas pas RMS comme "une branche importante", pour tout dire il n'aurait pas fait la GPL et le libre serait limité à BSD/MIT que ça ne m'aurait pas dérangé.
Que tu le veuilles ou non, Stallman reste dans la liste des principaux contributeurs du libre qu'on trouve sur wikipedia.
Perso, je m'en fous aussi de Stallman.
Mais dire que ta vision du libre a plus de légitimité que la vision du libre de Stallman, c'est juste n'importe quoi. Pas que Stallman soit un dieu, mais que TOI, tu n'es certainement pas un dieu. Tu peux être convaincu que tout les acteurs "qui comptent" et que tout ce qui a fait que le libre existe tel qu'il est aujourd'hui n'est le résultat QUE de ceux qui partagent ta vision (tandis que ceux qui ne partagent pas ta vision, comme par hasard, sont négligeables), mais cela ne veut pas dire que c'est la réalité.
Bref, tu détourne le sujet, et n'apprécie pas que je traite RMS d'être humain comme les autres
Wouah, c'est un PARFAIT EXEMPLE !
Il se fait que je considère Stallman comme un humain comme les autres (et je pense même que c'est un humain pas terrible du tout).
Tout ce que je dis, c'est que Stallman est un membre représentatif d'un groupe qui a une certaine vision du libre, et que le fait que l'action de Stallman soit considérée comme historiquement importante dans l'histoire du libre montre que cette vision n'est pas anecdotique (cela ne veut pas dire que Stallman n'est pas un être humain comme les autres, à moins que tu considères toi-même tout ceux qui ont eu des actions importantes dans l'histoire du libre comme des sur-hommes. Mais moi, je suis assez mature pour ne pas avoir besoin de ça).
C'est un PARFAIT EXEMPLE: tu n'as pas été capable de considérer cette hypothèse, tu t'es enfoncé dans celle qui t'arrange: "s'il n'est pas d'accord avec moi, c'est parce que c'est un fan de Stallman en colère parce que j'ai pas dit du bien de lui".
D'autant plus que j'ai pris soin avant de souligner que je ne considère pas Stallman comme ça.
Alors, de deux choses l'une: soit tu as vraiment fait l'erreur, et dans ce cas, cela renforce ma conviction que tu fais la même erreur en disant que c'est forcément une erreur de logique. Soit tu essaies juste de me décrédibiliser en dépit de la réflexion.
Dans les deux cas, cela contre-dit l'affirmation comme quoi tu ne te limites pas à une pensée précise (dans le premier cas, sans t'en rendre compte, dans le deuxième cas, un peu plus consciemment).
et sinon, non, la vie n'est justement pas facile car je cherche à être cohérent, alors qu'il est bien plus simple de choisir (ou le laisser de côté) un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser
Ça tombe bien:
1) tu n'as pas réussi à montrer que cette approche est incohérente. Si Stallman se préoccupe des licences dans le but que l'utilisateur garde le contrôle, alors, se foutre de certaines clauses des licences de la musique est cohérent.
2) on peut choisir d'ignorer l'hypothèse que cette approche est cohérente, en mettant de côté un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser.
[^] # Re: Tu pouvais pas mieux tomber
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Musique libre, ça vous chante?. Évalué à 7.
Je ne vois pas en quoi c'est équivalent à ne pas pouvoir utiliser une imprimante.
Le problème que résout le libre, c'est quand l'utilisateur est obligé de faire quelque chose qu'il ne souhaite pas faire.
Dans le cas de l'imprimante, c'est le fait d'être inutilement obligé de payer pour un support. Dans le cas de MSOffice, c'est le fait de devoir accepter des comportements qu'il ne souhaite pas accepter parce qu'il veut lire un fichier doc.
Dans les deux cas, le créateur "profite" du besoin en choisissant de mettre en place une situation où l'utilisateur est bloqué.
Dans le cas de ton exemple, tout ce que tu fais, c'est dire qu'il existe un morceau que tu n'aimes pas. Ça tombe bien: le morceau, tu l'as acheté parce que tu voulais le morceau. Tu as reçu le morceau et le morceau ne fait que faire ce que tu lui as demandé.
(pour les sources, justement, c'est ce qui est discuté ici par ailleurs: 1) les musiques sous licences cc-by-sa, pourtant une licence libre, n'ont pas les partitions accessibles, 2) les partitions ne sont pas forcément le meilleur code source.)
J'ai déjà expliqué, et autant parlé à un mur.
Mais de nouveau, si tu le souhaites, voilà la logique derrière le NC en particulier:
- les 4 libertés sont là pour éviter l'utilisateur de perdre le contrôle de sa machine
- cela est particulièrement important parce que les logiciels sont des outils (par exemple, j'ai pas de contrôle sur le fait que mes potentiels partenaires ont choisi un certain format de fichiers)
- dans le cadre du logiciel, la clause NC permet de limiter un outil (une lib, un format, ...) à une seule entreprise X. De nouveau, l'élément clé ici est: outil. Une entreprise a besoin d'outils, et ces outils sont très contraignants: un format reçu ne peut pas être lu par un algorithme d'un autre format. L'entreprise utilisant ce format dépend donc de l'entreprise X.
Ce sont des éléments qui ne s'appliquent pas à la musique. Un morceau "normal" n'est jamais indispensable (et s'il l'est, c'est un cas particulier qui relève d'un autre sujet de discussion), il peut toujours être remplacé par un autre morceau.
Que tu le veuilles ou non, Stallman reste dans la liste des principaux contributeurs du libre qu'on trouve sur wikipedia.
Perso, je m'en fous aussi de Stallman.
Mais dire que ta vision du libre a plus de légitimité que la vision du libre de Stallman, c'est juste n'importe quoi. Pas que Stallman soit un dieu, mais que TOI, tu n'es certainement pas un dieu. Tu peux être convaincu que tout les acteurs "qui comptent" et que tout ce qui a fait que le libre existe tel qu'il est aujourd'hui n'est le résultat QUE de ceux qui partagent ta vision (tandis que ceux qui ne partagent pas ta vision, comme par hasard, sont négligeables), mais cela ne veut pas dire que c'est la réalité.
Wouah, c'est un PARFAIT EXEMPLE !
Il se fait que je considère Stallman comme un humain comme les autres (et je pense même que c'est un humain pas terrible du tout).
Tout ce que je dis, c'est que Stallman est un membre représentatif d'un groupe qui a une certaine vision du libre, et que le fait que l'action de Stallman soit considérée comme historiquement importante dans l'histoire du libre montre que cette vision n'est pas anecdotique (cela ne veut pas dire que Stallman n'est pas un être humain comme les autres, à moins que tu considères toi-même tout ceux qui ont eu des actions importantes dans l'histoire du libre comme des sur-hommes. Mais moi, je suis assez mature pour ne pas avoir besoin de ça).
C'est un PARFAIT EXEMPLE: tu n'as pas été capable de considérer cette hypothèse, tu t'es enfoncé dans celle qui t'arrange: "s'il n'est pas d'accord avec moi, c'est parce que c'est un fan de Stallman en colère parce que j'ai pas dit du bien de lui".
D'autant plus que j'ai pris soin avant de souligner que je ne considère pas Stallman comme ça.
Alors, de deux choses l'une: soit tu as vraiment fait l'erreur, et dans ce cas, cela renforce ma conviction que tu fais la même erreur en disant que c'est forcément une erreur de logique. Soit tu essaies juste de me décrédibiliser en dépit de la réflexion.
Dans les deux cas, cela contre-dit l'affirmation comme quoi tu ne te limites pas à une pensée précise (dans le premier cas, sans t'en rendre compte, dans le deuxième cas, un peu plus consciemment).
Ça tombe bien:
1) tu n'as pas réussi à montrer que cette approche est incohérente. Si Stallman se préoccupe des licences dans le but que l'utilisateur garde le contrôle, alors, se foutre de certaines clauses des licences de la musique est cohérent.
2) on peut choisir d'ignorer l'hypothèse que cette approche est cohérente, en mettant de côté un argument en fonction de ce qu'on a décidé de penser.