Il y a deux manières d'interdire :
1. L'interdiction de facto : si tu es dans une pièce dont toutes les issues sont verrouillées et scellées, il t'est de facto interdit de sortir, même si tu n'as signé aucun contrat en ce sens.
2. L'interdiction de jure : tu as signé un contrat renonçant à ta capacité de sortir de la pièce. Même si les portes sont ouvertes ou que quelqu'un te propose de te faire sortir, il t'es interdit de le faire.
J'ose croire qu'au vu des tentatives multiples et incessantes d'Apple d'empêcher (technologiquement parlant) tout jailbreak, tu ne vas pas contester le fait que, de facto, Apple t'interdit d'utiliser ses appareils autrement que de la manière prévue à l'origine—et donc de passer autrement que par l'App Store.
Si on regarde du côté du contrat de licence maintenant, le jailbreaking est encore une fois interdit. Oui, interdit en gras. Cependant, et heureusement pour certains d'entre nous, il existe des éléments juridiques au-dessus des contrats, à savoir les lois. Comprenons-nous bien : ça ne change rien au fait que l'interdiction soit inscrite dans le contrat. Simplement, cette clause est automatiquement considérée comme nulle, pas parce que l'entreprise autorise soudainement cela, mais parce que la loi annule cette clause. Si je signe un contrat de prêt avec un taux d'intérêt de 72% (au Canada du moins), alors la clause fixant le taux d'intérêt est automatiquement invalidée, mais ça ne l'empêche pas d'être présente dans le contrat et de représenter l'intention originale du contractant.
Bref, oui Apple interdit le jailbreaking, mais certaines législations passent outre et l'autorisent. Ce n'est pas le cas partout. En Australie, le jailbreaking est illégal (enfin, il n'y a pas de loi contrant les clauses d'interdiction d'Apple, donc ces clauses prévalent et l'interdisent). Au Canada, c'est passé bien près de devenir illégal. Aux États-Unis, Apple fait un lobbying constant pour réinstaurer dans son entièreté le DCMA, qui lui permettrait d'imposer son interdiction. Etc., etc., etc.
Le fait qu'une clause soit rendue caduque par certaines législations n'empêche qu'Apple veut et a toujours voulu interdire toute manipulation telle que le jailbreaking.
[^] # Re: Prouve-le
Posté par Kalenx . En réponse au journal Linux sur le bureau : combien de régressions ?. Évalué à 9.
Bon, on va développer là-dessus alors.
Il y a deux manières d'interdire :
1. L'interdiction de facto : si tu es dans une pièce dont toutes les issues sont verrouillées et scellées, il t'est de facto interdit de sortir, même si tu n'as signé aucun contrat en ce sens.
2. L'interdiction de jure : tu as signé un contrat renonçant à ta capacité de sortir de la pièce. Même si les portes sont ouvertes ou que quelqu'un te propose de te faire sortir, il t'es interdit de le faire.
J'ose croire qu'au vu des tentatives multiples et incessantes d'Apple d'empêcher (technologiquement parlant) tout jailbreak, tu ne vas pas contester le fait que, de facto, Apple t'interdit d'utiliser ses appareils autrement que de la manière prévue à l'origine—et donc de passer autrement que par l'App Store.
Si on regarde du côté du contrat de licence maintenant, le jailbreaking est encore une fois interdit. Oui, interdit en gras. Cependant, et heureusement pour certains d'entre nous, il existe des éléments juridiques au-dessus des contrats, à savoir les lois. Comprenons-nous bien : ça ne change rien au fait que l'interdiction soit inscrite dans le contrat. Simplement, cette clause est automatiquement considérée comme nulle, pas parce que l'entreprise autorise soudainement cela, mais parce que la loi annule cette clause. Si je signe un contrat de prêt avec un taux d'intérêt de 72% (au Canada du moins), alors la clause fixant le taux d'intérêt est automatiquement invalidée, mais ça ne l'empêche pas d'être présente dans le contrat et de représenter l'intention originale du contractant.
Bref, oui Apple interdit le jailbreaking, mais certaines législations passent outre et l'autorisent. Ce n'est pas le cas partout. En Australie, le jailbreaking est illégal (enfin, il n'y a pas de loi contrant les clauses d'interdiction d'Apple, donc ces clauses prévalent et l'interdisent). Au Canada, c'est passé bien près de devenir illégal. Aux États-Unis, Apple fait un lobbying constant pour réinstaurer dans son entièreté le DCMA, qui lui permettrait d'imposer son interdiction. Etc., etc., etc.
Le fait qu'une clause soit rendue caduque par certaines législations n'empêche qu'Apple veut et a toujours voulu interdire toute manipulation telle que le jailbreaking.