• [^] # Re: Bonus écologique, et puis quoi encore ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Moto journal: Le nucléaire passera-t-il ?. Évalué à 10.

    Qui les protèges de qui ? D’eux même parce qu’il grille le feu au moment où le tien passe au vert ?

    Protéger les usagers d'eux-mêmes, c'est à dire du danger que représente pour eux-mêmes leur comportement délictueux, ça se fait très bien et avec raison, c'est un des buts du code de la route, et en pratique, ça doit prendre la forme d'une répression des abus. Donc la solution à ça, c'est que la police verbalise les cyclistes qui font n'importe quoi.

    Mais c'est hors de propos en réponse à ceci :

    faire des infrastructures qui protègent les piétons, cyclistes et leurs vélos,

    En effet, il y a deux cas d'accidents à vélo, le cycliste en tort et le cycliste victime. Dans le premier cas, en général l'aménagement n'est pas en cause. Je dis en général, parce qu'il y a des cas d'aménagement qui pousse réellement à la faute, l'exemple le plus courant étant les feux de circulation à déclenchement magnétique : avec cet équipement, le feu d'une rue débouchant sur une avenue majeure reste rouge, jusqu'à détecter une automobile ou une moto, et passer alors au vert. Quand on est à vélo, c'est simple, ça reste rouge, et on n'a donc pas d'autre solution que de griller le feu et s'introduire tant bien que mal sur l'avenue en circulation : on peut difficilement imaginer plus accidentogène ! Bref, à part ce genre d'aménagement non conforme et donc dangereux, la meilleure solution contre les accidents causés par les cyclistes eux-mêmes, c'est la répression, mais pas de panique, ça commence à se faire.

    Le deuxième cas, c'est le cycliste victime, d'une ouverture de portière, d'une voiture qui tourne à droite sur lui ou qui le dépasse en le heurtant, ou qui sort d'un parking sans regarder, etc. Dans ce genre de cas, la solution peut être la répression (mais comment réprimer les tournants sans prévenir, en pratique ?), mais l'aménagement peut également jouer un rôle, parce qu'il peut y avoir beaucoup moins d'accidents si les cyclistes sont sur une voie complètement séparée de la chaussée principale !

    Et le troisième cas, bonus, c'est l'accident où aucun usager n'est en tort, à cause d'un aménagement non conforme qui rend possible ce genre de cas (c'est grosso modo équivalent à avoir deux feux verts sur un carrefour, en plus compliqué, mais l'idée est là). J'en connais quelques exemples, et j'espère que les mairies concernées corrigeront leur aménagement s'il cause effectivement des accidents.