• [^] # AmigaOS le faisait déjà il y a 30 ans !

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie de Mate Desktop Environment 1.14. Évalué à 3.

    Mais il y a pleins de politique possible comme avoir un groupe de contrôle par bureau et donner une priorité au bureau courant. Ça n'a rien de compliqué à mettre en place et ça rend la machine entre un peu plus agréable.

    Voilà, je vais faire mon dinomasque : AmigaOS le faisait il y a 30 ans ! (P..., ça ne me rajeunit pas !)

    Sous AmigaOS, les programmes étaient des processus légers (comme des threads ; pas de MMU à l’origine), avec un multitâche préemptif.

    La couche graphique, appelée Intuition, qui prenait en charge la souris, le déplacement des fenêtres et la base de l’interface graphique (enfoncement-relâchement des boutons, etc.), était un processus avec la priorité absolue sur les programmes utilisateur.

    Le programme dont la fenêtre était sélectionnée avait aussi quasiment la priorité absolue sur les autres.

    Au final, ça donnait une impression de grande réactivité (par rapport aux machines de l’époque, mais même encore longtemps après pour les Amiga les plus rapides), parfaitement adaptée à une utilisation personnelle (ça ne l’aurait évidemment pas été pour un serveur), sans nécessiter pour autant plus d’un thread pour l’interface graphique ou pour un logiciel.

    C’était là à mon avis la plus grande qualité de l’Amiga, au delà de son interface graphique, excellente pour l’époque, mais néanmoins perfectible.

    À l’opposé, les choix faits pour Unix et Linux sont clairement plus adaptés pour un serveur. C’est surtout la spectaculaire augmentation de puissance depuis l’époque de l’Amiga qui rend Linux et X.org réactifs (bien que Gnome 3 tente d’y remédier).

    Tant qu’à remettre les choses à plat pour Wayland, je regrette que ses concepteurs soient allés dans le sens opposé aux choix d’AmigaOS en déléguant plus de choses aux logiciels, leur imposant quasiment d’être multithreads pour avoir une interface réactive.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone