• [^] # Nostalgie de ta jeunesse ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie de Mate Desktop Environment 1.14. Évalué à 10.

    Mais le top restera le Worbench d'Amiga.

    Je l’ai bien connu. Tu es sûr que ce n’est pas la nostalgie de ta jeunesse qui parle ?

    C’était formidable pour l’époque et j’en garde un excellent souvenir, mais quand on avait lancé un certain nombre d’applications (ou ouvert un certain nombre de fenêtres de répertoires), il fallait repasser les fenêtres à l’arrière-plan une par une pour accéder à une autre recouverte et les bouger pour dégager les icônes du bureau si on avait besoin d’y accéder.

    Côté Unix, les gestionnaires de fenêtres de l’époque permettaient d’icônifier les fenêtres, mais les icônes se retrouvaient sur le bureau en dessous de toutes les fenêtres non encore icônifiées, donc ce n’était pas forcément immédiat de les désicônifier. Ce n’était pas tellement génial non plus.

    La « barre des tâches » toujours accessible a été un progrès réel d’un point de vue pratique (accès aux fenêtres recouvertes direct, possibilité de masquer toutes les fenêtres pour accéder au bureau), pouvoir y ajouter des « lanceurs » (terminologie Xfce, c’est la seule qui me vient) aussi (il y avait bien des logiciels de dock pour Amiga, mais recouvrables par les autres fenêtres et assez encombrants sur les petits écrans de l’époque), et les bureaux multiples aussi (l’Amiga permettait les écrans virtuels multiples, ce qui était révolutionnaire à l’époque, mais pas pour le bureau, uniquement pour les logiciels qui en faisaient eux-mêmes l’usage).
    Nous avons eu la chance sous Linux d’avoir des environnements de bureau qui ont intégré toutes ces améliorations.

    Compliquer l’accès aux autres applications et aux bureaux multiples comme le fait Gnome 3 (en tout cas par défaut) est pour moi simplement une régression. Après, sur une petite tablette voire un téléphone où l’on pointe avec de gros doigts, je comprends bien qu’il faille une autre interface, mais pour un ordinateur de bureau...

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone