• [^] # Re: Confiance dans l'économie numérique

    Posté par . En réponse à la dépêche Confiance dans l'économie numérique. Évalué à -2.

    Bien sûr, et il reste civilement responsable si le juge estime qu'il aurait dû fermer le site.

    Bien sûr que non, puisque le juge se sera prononcé sur ce qu'il devait faire _avant_ le procès : laisser le site accessible, ou le fermer. Etant donné que c'est une décision du juge, celui-ci peut difficilement condamner l'hébergeur d'avoir fait ce qu'il lui avait dit de faire (laisser le site accessible, le cas échéant).

    Et rejeter sur l'hébergé la responsabilité de sa propre infériorité, c'est très fort : la victime devient coupable de ne pas avoir été aussi forte que l'agresseur.

    Je rêve ? Il ne s'agit pas d'être aussi fort que l'agresseur ou non, il s'agit d'aller porter plainte, de coller un procès, de faire de bonne foi en faisant les démarches nécessaires. C'est si difficile que ça ?


    J'ai une proposition : tu décomptes les oeuvres artistiques et littéraires qui furent interdites ou qu'on essaya de faire interdire pour "pornographie", et tu reviens nous voir avec de vrais arguments.

    Une autre proposition : juge la valeur de ce tu dis. « Pornographie » est un état de fait. Une oeuvre peut être artistique, ça ne l'empêchera pas d'être pornographique le cas échéant. Je ne vois pas pourquoi l'artistique serait un alibi pour faire passer tout et n'importe quoi !


    <i>> Un site web, quelqu'il soit, _a_ une activité éditoriale
    Je parlais évidemment de l'hébergeur.

    Désolé, mal lu la phrase.


    Oui, et il n'est pas évident non plus qu'il n'en encourrera pas, n'est-ce pas ? Il est donc toujours préférable pour l'hébergeur de couper préventivement. Tu l'as d'ailleurs dit toi-même, je ne vois pas pourquoi tu essaies encore de me convaincre du contraire.

    Je n'essaie pas de te convaincre, ça ne me semble même pas la peine; je tente de faire valoir un point de vue différent : « ça n'est pas si simple » et comme l'a dit un autre intervenant, on a l'habitude d'avoir des juges plus intelligents que la loi.


    Défendre la justice et les libertés, c'est se faire l'avocat du diable ?

    Laisse tomber. On ne se comprends pas depuis le début, manifestement.


    "Négocier" quoi ? Ton discours est systématiquement emprunt du langage commercial (charte, négociation...). Ne t'en déplaise, on parle de loi et de principes fondamentaux ici, ça ne se marchande pas comme le prix du kilo de boeuf.

    C'est ça. Tu reviendras quand tu auras appris à parler français.
    « Négocier », « charte » sont des termes qui n'ont aucune connotation marchande comme on l'entend en général (argent, contrats financiers, prix du kilo, etc.), sauf à être obsédé par le commerce.

    En outre, « commercer », au sens large, ça a exactement le même sens que « discourir », « communiquer », « échanger ».