• [^] # Re: Cherchez l'erreur

    Posté par . En réponse au journal Tesla, pas un poisson d'avril. Évalué à 10.

    Et depuis que j'ai compris que tous nos efforts individuels ne servaient à rien (pb vraiment énorme d'échelle de grandeur) face à ce que dégagent les porte-containaires en mer, j'ai arreté d'avoir mauvaise consciense en prenant la voiture.

    Tiens encore ce truc des portes-containers. Alors, vraisemblablement, c'est parti de ce genre de news : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article11796

    Si on lit l'article alarmiste (il a raison de l'être au demeurant), il compare la pollution aux oxydes de souffre. Hors, il est bien évident que dans ce cadre ils polluent bien plus, car il n'y a pas de réglementation sur ces rejets concernant la haute-mer. Sur un navire, c'est la réglementation du pavillon qui est appliqué. Hors la majorité des navires sont immatriculé auprès de pavillons de complaisance. Je me rappelle avoir fait grève il y a plus de 20 ans (j'étais dans la marine marchande à l'époque) pour que ça cesse. Je défendais les conditions d'emploi, car ces pavillons ne permettent pas seulement de polluer et accessoirement de naviguer sur des poubelles, mais aussi de payer les marins au lance-pierre et de les faire bosser dans des conditions à peine meilleures que celle que leur ancêtres connurent au 18e siècle.

    On veut changer les choses, c'est simple. Interdire nos côtes aux pavillons de complaisance. Et ça devrait déjà être fait depuis longtemps. Mais non, on en discute encore : http://www.senat.fr/rap/r13-450/r13-45015.html

    D'ailleurs, une petite remarque en passant, qui a pensé en lisant l'article ou en évoquant le sujet à la santé des marins qui vivent sur ces bateaux ? Honnêtement, hein ? Dans l'article on peut lire :

    « La pollution du transport maritime affecte la santé des communautés littorales comme celles de l’intérieur des terres, mais cette pollution reste l’une des parties les moins régulées de notre système de transport » dit James Corbett, professeur à l’Université du Delaware et co-auteur de l’étude qui a convaincu le gouvernement américain de passer à l’acte.

    Bref, je crois que vais aller respirer les oiseaux car ça me fous toujours autant en pétard cette indifférence totale envers les conditions de travail dans la marine marchande, même 20 ans après, on ce soucie toujours plus des mouettes mazoutés que des équipages ...

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.