Mon analogie n'est pas terrible (c'est l'inconvénient classique des analogies) car la mairie est au moins partiellement responsable de la sécurité des informations qu'elle détient. Mais c'est toujours pareil : on est responsable jusqu'à quel point ? Si on peut entrer en deux minutes avec un pieds de biche et une masse on estime que c'est une faute (pourquoi ? C'est interdit, donc pourquoi être responsable du résultat des actions de ceux qui enfreignent la loi ?), alors que s'il est nécessaire d'y aller au chalumeau pendant une heure on estime que c'est ok (pourtant c'est interdit pareil).
Cela dit : la mairie est au moins partiellement responsable de la sécurité de ses données, admettons. Tout comme un site web est responsable de la sécurité de ses capacités processeur/réseau/etc ? Il y a peut-être à creuser.
Je propose une autre analogie :
- Eurotunnel n'a pas envie de dépenser de l'argent pour avoir une belle clôture : c'est une liberté
- Eurotunnel n'a pas envie de dépenser de l'argent pour construire une méga-clôture destinée à limiter les migrations humaines clandestines : c'est clairement à l'état de prendre cela en charge. Donc ce n'est pas une histoire de liberté de la part d'Eurotunnel (mais pour les clandestins si : la liberté de faire un truc interdit. Encore un truc pas clairement tranché)
Je suis bien embêté car je trouve que ne pas mettre à jour est une faute. Je n'ai pas d'argument, c'est un ressenti.
Et d'un autre côté je trouve qu'on ne peut pas être tenu responsable des agissements d'autrui.
Mais, il y a un « mais », je trouve que les agissements « prévisibles » doivent avoir des conséquences limitées, et que c'est une responsabilité collective. Le pépin est : quelles sont les limites ?
Exemple d'agissements prévisibles : on sait qu'un jour ou l'autre on a un disque-dur qui pête. On sait que certaines personnes se « laissent avoir » par le tabac. On sait qu'il y a des voleurs, depuis aussi loin que nous avons des traces écrites de l'humanité.
[^] # Re: Lute pour la sécurité
Posté par Kerro . En réponse à la dépêche Les temps sont durs chez TuxFamily.org. Évalué à 3.
Mon analogie n'est pas terrible (c'est l'inconvénient classique des analogies) car la mairie est au moins partiellement responsable de la sécurité des informations qu'elle détient. Mais c'est toujours pareil : on est responsable jusqu'à quel point ? Si on peut entrer en deux minutes avec un pieds de biche et une masse on estime que c'est une faute (pourquoi ? C'est interdit, donc pourquoi être responsable du résultat des actions de ceux qui enfreignent la loi ?), alors que s'il est nécessaire d'y aller au chalumeau pendant une heure on estime que c'est ok (pourtant c'est interdit pareil).
Cela dit : la mairie est au moins partiellement responsable de la sécurité de ses données, admettons. Tout comme un site web est responsable de la sécurité de ses capacités processeur/réseau/etc ? Il y a peut-être à creuser.
Je propose une autre analogie :
- Eurotunnel n'a pas envie de dépenser de l'argent pour avoir une belle clôture : c'est une liberté
- Eurotunnel n'a pas envie de dépenser de l'argent pour construire une méga-clôture destinée à limiter les migrations humaines clandestines : c'est clairement à l'état de prendre cela en charge. Donc ce n'est pas une histoire de liberté de la part d'Eurotunnel (mais pour les clandestins si : la liberté de faire un truc interdit. Encore un truc pas clairement tranché)
Je suis bien embêté car je trouve que ne pas mettre à jour est une faute. Je n'ai pas d'argument, c'est un ressenti.
Et d'un autre côté je trouve qu'on ne peut pas être tenu responsable des agissements d'autrui.
Mais, il y a un « mais », je trouve que les agissements « prévisibles » doivent avoir des conséquences limitées, et que c'est une responsabilité collective. Le pépin est : quelles sont les limites ?
Exemple d'agissements prévisibles : on sait qu'un jour ou l'autre on a un disque-dur qui pête. On sait que certaines personnes se « laissent avoir » par le tabac. On sait qu'il y a des voleurs, depuis aussi loin que nous avons des traces écrites de l'humanité.