Je suis assez partagé sur ce point. Au bout d'un moment, si on veut participer à la vie citoyenne d'un pays, il faut peut-être prendre la nationalité, non ?
Encore faut-il le pouvoir même si l'on en a la volonté. Je suis opposé au principe du droit de vote des étrangers aux élections municipales pour des raisons essentiellement formelles : le droit de vote est un droit du citoyen et non un droit de l'homme, et la composition des conseils municipaux a une incidence sur la composition du collège des grands électeurs et donc, in fine, du Sénat.
Néanmoins, si sa proposition avait été d'ouvrir un débat sur une possible réforme des démarches administratives et des conditions d'accès à la citoyenneté française, j'y aurait été favorable. Mais là encore, c'était une proposition de consensus mou pour ne pas trop exciter les nationalistes et les frontistes — et encore, même de ce point de vue, je ne suis pas certain de l'efficacité de l'approche.
J'en avais discuté, à l'époque de la campagne, avec une trentenaire marocaine qui vivait en France depuis l'âge de 8 ans, et qui n'arrivait toujours pas à obtenir la citoyenneté française. Ce en quoi je lui avais expliqué que les conséquences des élections municipales ne se limitaient pas aux décisions locales, et qu'il me semblait plus acceptable qu'elle obtienne la citoyenneté pleine et entière et tous les droits qui s'ensuivent (comme la participation à toutes les élections).
P.S : je préfère le concept de citoyenneté à celui de nationalité, mais c'est là un point de détail sans grande importance.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Bicamérisme
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Déchéance de nationalité et constitutionnalisation de l'état d'urgence bronsonisés. Évalué à 4.
Encore faut-il le pouvoir même si l'on en a la volonté. Je suis opposé au principe du droit de vote des étrangers aux élections municipales pour des raisons essentiellement formelles : le droit de vote est un droit du citoyen et non un droit de l'homme, et la composition des conseils municipaux a une incidence sur la composition du collège des grands électeurs et donc, in fine, du Sénat.
Néanmoins, si sa proposition avait été d'ouvrir un débat sur une possible réforme des démarches administratives et des conditions d'accès à la citoyenneté française, j'y aurait été favorable. Mais là encore, c'était une proposition de consensus mou pour ne pas trop exciter les nationalistes et les frontistes — et encore, même de ce point de vue, je ne suis pas certain de l'efficacité de l'approche.
J'en avais discuté, à l'époque de la campagne, avec une trentenaire marocaine qui vivait en France depuis l'âge de 8 ans, et qui n'arrivait toujours pas à obtenir la citoyenneté française. Ce en quoi je lui avais expliqué que les conséquences des élections municipales ne se limitaient pas aux décisions locales, et qu'il me semblait plus acceptable qu'elle obtienne la citoyenneté pleine et entière et tous les droits qui s'ensuivent (comme la participation à toutes les élections).
P.S : je préfère le concept de citoyenneté à celui de nationalité, mais c'est là un point de détail sans grande importance.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.