• [^] # Re: Intérêt douteux

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal L'increvable. Évalué à -3.

    le besoin de payer les retraites allemandes,

    Ha ça, c'est toujours plus facile de trouver un bouc émissaire quand on ne veut pas trop se regarder en face.
    Je ne vois pas ce que les retraites allemandes viennent faire dans les problèmes franco-français.

    L'erreur serait de penser que l’Allemagne tire sa force de son modèle social qui est plutôt une catastrophe.

    L'erreur vient exactement de ne pas penser que l’Allemagne tire sa force de son modèle social qui est plutôt une catastrophe.
    Tu imagines que le modèle social est une force si il n'est pas une catastrophe, mais économiquement c'est l'inverse! Et si tu ne veux pas de modèle social catastrophique, à toi de montrer qu'un autre modèle marche mieux (pour le moment, celui proposé par la France est intenable à long terme). Nan, parce qu'un modèle social à tous à 2000€/mois, c'est clairement le bonheur pou tous, pas une catastrophe, mais encore faut-il qu'il marche.

    Le système européen a aussi beaucoup de mal à protéger ses intérêts économiques et certains pays industriels européens, comme la France, souffrent fortement d'une ouverture à la concurrence internationale à laquelle ils n'étaient pas correctement préparés.

    Tu sous-entends que c'est la "faute des autres", moi je tournerai la phrase comme ça : le monde change, et ces français imbus d'eux-même refusent toujours de le comprendre (faut voir les réactions en ce moment sur des propositions de loi assez légères quand on regarde de loin) et de faire ce qui aurait dû être fait il y a 10 ans, alors forcément ça coince.
    La différence entre les deux phrases (la tienne et la mienne) est que d'un côté celui qui parle sous-entend que l'autre est le méchant, et de l'autre celui qui parle regarde le problème qu'il a chez lui et qu'il peut lui résoudre.


    Bref, la façon de tourner les phrases montre qu'on est dans l'accusation de l'autre sans vraiment trop accepter que le problème vient peut-être que de soit, et qu'on est les seuls à pouvoir les résoudre.
    J'ai l'impression que c'est le plus grand mal français contemporain.