Le problème de fond n'est pas les charges, c'est le progrès continuel du "pouvoir d'achat". Il est complètement con de vouloir toujours gagner du pouvoir d'achat, ça n'est possible que si d'autres gens gagnent moins (donc il n'y a pas de gain global), ou grâce aux gains de productivité (donc à la mécanisation, mais évidemment il faut en parallèle une course à la croissance pour contenir le chômage).
Une productivité qui augmente peut aussi permettre de dégager plus de marge, de réinvestir, de créer de nouveaux emplois. Effectivement c'est pas trop la tendance actuelle, on en est plutôt à presser le citron un maximum. Un problème de conjoncture française, d'harmonisation européenne et peut être aussi un peu de mentalité.
Dans un marché du travail où l'offre (de travail au sens économique donc salariés et demandeurs d'emploi) dépasse la demande, on entraîne mécaniquement les salaires à la baisse. Pourquoi payer quelqu'un à 135% du SMIC quand tu peux en trouver qui prennent le poste à 100% ?
Et malheureusement, plus les salaires baissent, plus la consommation baisse et mécaniquement cela entraîne une baisse de la demande, les salaires modestes à moyens étant pour leur plus grande partie consommés.
Le serpent se mort la queue et on détruit encore plus d'emploi, le marché intérieur étant généralement la première victime.
Pendant ce temps la distribution du PIB Français glisse du travail vers le capital. L'arrivée de l'euro et le besoin de payer les retraites allemandes, qui fonctionnent par capitalisation à changé la donne. On mise sur le capital et une monnaie forte et l'on s'empêche de mener une politique keynésienne pour relancer certaines économies moribondes de la zone euro. On fait même tout le contraire avec des politiques d'austérité.
Le système européen a aussi beaucoup de mal à protéger ses intérêts économiques et certains pays industriels européens, comme la France, souffrent fortement d'une ouverture à la concurrence internationale à laquelle ils n'étaient pas correctement préparés.
En tout cas moins bien préparée que l'Allemagne.
L'erreur serait de penser que l’Allemagne tire sa force de son modèle social qui est plutôt une catastrophe. Le taux de natalité et la pyramide des ages y empêche cependant tout changement de modèle.
Par manque de politique sociale le jeune allemand est une espèce en voie de disparition et l'excédent de vieux est exporté vers des maisons de retraites moins chères en Pologne et en Autriche.
Leur force c'est le tissus de PME, le nombre considérable d'entreprises de taille moyenne dans leur économie. La facilité pour les petites entreprises à trouver des partenaires, à grandir dans un marché bien plus dynamique. Il y a beaucoup plus d'acteurs sur le marché que ce soit dans l'industrie ou les service.
Bref ils sont dans une autre dynamique, sur des créneaux plus qualitatifs souvent aussi.
On devrait se poser les bonnes questions sur ce qui fait que nos petites entreprise ont tant de mal à grandir, le coût du travail lié à notre modèle par répartition n'est qu'une petite partie de la réponse.
Certains ici (je répond au fil, je sais que ce n'est pas ton cas Arnaudus) se plaignent que l'état ne respecte pas toujours le contrat tacite passé avec le salarié qui cotise. Malheureusement je ne vois pas en quoi le privé serait mieux. L'état à l'avantage de ne pas devoir en plus dégager un bénéfice sur le service fourni.
Une assurance privée offre encore moins de garanties à mon sens, si elle peut éviter de payer elle le fera aussi. Elle emploie même de très bon avocats pour cela. Elle peut aussi faire faillite et disparaître.
une heure de réparation revient au même prix qu'un appareil neuf, il n'y a aucun sens à concevoir des appareils réparables. Progressivement, les appareils précédemment réparables deviennent jetables (comme les voitures), c'est complètement logique et ça parait inévitable.
Sur ce point là je dirai que tout dépend de la valeur de l’équipement, de l'existence et de la transparence du marché des pièces de rechange. La somme des prix des pièces composant une machine ne devrait pas excéder notablement celui de la machine neuve complète montée. Car il est certain que si la pièce est vendue avec 300% de marge l'industriel est sûr de vendre la machine neuve et complète à la place.
Une machine à laver le linge, même d'entrée de gramme, coûte plus de 200,ドル cela laisse tout de même une certaine marge.
Cela peut aussi être un vecteur de croissance verte car fabriquer une nouvelle machine coûte tout de même cher en énergie.
[^] # Re: Intérêt douteux
Posté par Chris K. . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 5.
Une productivité qui augmente peut aussi permettre de dégager plus de marge, de réinvestir, de créer de nouveaux emplois. Effectivement c'est pas trop la tendance actuelle, on en est plutôt à presser le citron un maximum. Un problème de conjoncture française, d'harmonisation européenne et peut être aussi un peu de mentalité.
Dans un marché du travail où l'offre (de travail au sens économique donc salariés et demandeurs d'emploi) dépasse la demande, on entraîne mécaniquement les salaires à la baisse. Pourquoi payer quelqu'un à 135% du SMIC quand tu peux en trouver qui prennent le poste à 100% ?
Et malheureusement, plus les salaires baissent, plus la consommation baisse et mécaniquement cela entraîne une baisse de la demande, les salaires modestes à moyens étant pour leur plus grande partie consommés.
Le serpent se mort la queue et on détruit encore plus d'emploi, le marché intérieur étant généralement la première victime.
Pendant ce temps la distribution du PIB Français glisse du travail vers le capital. L'arrivée de l'euro et le besoin de payer les retraites allemandes, qui fonctionnent par capitalisation à changé la donne. On mise sur le capital et une monnaie forte et l'on s'empêche de mener une politique keynésienne pour relancer certaines économies moribondes de la zone euro. On fait même tout le contraire avec des politiques d'austérité.
Le système européen a aussi beaucoup de mal à protéger ses intérêts économiques et certains pays industriels européens, comme la France, souffrent fortement d'une ouverture à la concurrence internationale à laquelle ils n'étaient pas correctement préparés.
En tout cas moins bien préparée que l'Allemagne.
L'erreur serait de penser que l’Allemagne tire sa force de son modèle social qui est plutôt une catastrophe. Le taux de natalité et la pyramide des ages y empêche cependant tout changement de modèle.
Par manque de politique sociale le jeune allemand est une espèce en voie de disparition et l'excédent de vieux est exporté vers des maisons de retraites moins chères en Pologne et en Autriche.
Leur force c'est le tissus de PME, le nombre considérable d'entreprises de taille moyenne dans leur économie. La facilité pour les petites entreprises à trouver des partenaires, à grandir dans un marché bien plus dynamique. Il y a beaucoup plus d'acteurs sur le marché que ce soit dans l'industrie ou les service.
Bref ils sont dans une autre dynamique, sur des créneaux plus qualitatifs souvent aussi.
On devrait se poser les bonnes questions sur ce qui fait que nos petites entreprise ont tant de mal à grandir, le coût du travail lié à notre modèle par répartition n'est qu'une petite partie de la réponse.
Certains ici (je répond au fil, je sais que ce n'est pas ton cas Arnaudus) se plaignent que l'état ne respecte pas toujours le contrat tacite passé avec le salarié qui cotise. Malheureusement je ne vois pas en quoi le privé serait mieux. L'état à l'avantage de ne pas devoir en plus dégager un bénéfice sur le service fourni.
Une assurance privée offre encore moins de garanties à mon sens, si elle peut éviter de payer elle le fera aussi. Elle emploie même de très bon avocats pour cela. Elle peut aussi faire faillite et disparaître.
Sur ce point là je dirai que tout dépend de la valeur de l’équipement, de l'existence et de la transparence du marché des pièces de rechange. La somme des prix des pièces composant une machine ne devrait pas excéder notablement celui de la machine neuve complète montée. Car il est certain que si la pièce est vendue avec 300% de marge l'industriel est sûr de vendre la machine neuve et complète à la place.
Une machine à laver le linge, même d'entrée de gramme, coûte plus de 200,ドル cela laisse tout de même une certaine marge.
Cela peut aussi être un vecteur de croissance verte car fabriquer une nouvelle machine coûte tout de même cher en énergie.