• [^] # Re: Pour quel coût?

    Posté par . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 2. Dernière modification le 25 mars 2016 à 17:07.

    Il est remarquable d'arriver à taper autant de mots compliqués sans quitter des yeux son propre nombril !

    Ce n'est pas de lui dont il parlait dans le commentaire juste en-dessous ? Comme il se met à jouer au philosophe, j'ai cru qu'il s'était remémorer l'injonction socratique : « Connais-toi toi même ! ». Telle était l'inscription sur le temple de Delphes, temple dont l'oracle (la pythie) aurait répondu à Chéréphon qu'il n'y avait pas d'homme plus sage que Socrate dans la cité athénienne. S'interrogeant sur le sens d'une telle parole, ce dernier serait arrivé à cette conclusion : « tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien ». Entendre par là, non qu'il était ignorant, mais contrairement à tous les sophistes qui se prétendaient les détenteurs de la sagesse, et par leur rhétorique trompaient le peuple d'Athènes, lui, Socrate, ne prétendait pas savoir ce qu'il ignorait, et que sa sagesse consistait en une quête perpétuelle vers la Vérité et le Bien — qu'il ne prétendait pas posséder. Du moins, tel est le Socrate que nous a décrit Platon.

    À moins que notre seigneur du temps, le Doc. who — lui qui a vu tant de choses qu'aucun humain ne peut imaginer — pousse l'analogie socratique jusqu'à considérer que, tel le peuple athénien et la démocratie athénienne, le peuple linuxfrien le condamne à mort, sous la forme de moinsage répété, parce qu'il remettrait trop en cause, publiquement, la doxa admise dans nos rangs. Néanmoins, Socrate ne s'était jamais abaissé à insulter ses interlocuteurs. De plus, en ce jour de vendredi Saint, Jésus le Maître de L'Évangile — dont la doctrine fût qualifiée par Nietzsche de « platonisme pour la plèbe » — subit le même sort que Socrate. Et face à ses disciples qui se désolaient de le voir ainsi traiter et agoniser sur la croix, il leur dit : « Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. » On est, là encore, bien loin de l'arrogance, de la suffisance, de l'insulte et bien plus proche de la sagesse.

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.