PS : ce qui ruine les pauvres, ce sont les pauvres qui prennent ces crédits revolving, pas ceux qui les proposent. Mais bon, plus facile de cracher sur les banques que sur soit-même ou son voisin qu'on aime bien.
J'étais à peu près d'accord jusque là. Tu sous-estimes l'avarice des gestionnaires de comptes dans les banques. Comme un gestionnaire reste en moyenne 2-3 ans dans une agence donnée, il peut toucher sa commission pour avoir vendu un produit tout en n'ayant pas à essuyer les pots cassés s'il sait qu'il va aller ailleurs (il faut pas le faire trop de fois ni trop souvent, mais ça passe en règle générale).
Lorsqu'un « vrai » pauvre va voir son gestionnaire pour demander un crédit, et que le gestionnaire lui dit que le crédit à la conso « normal » ne sera pas accepté, il pourrait s'arrêter là. Mais certains ne se gênent pas pour proposer d'autres produits de crédit qui pourraient passer, avec des taux d'intérêt plus élevés. La raison ? Des quotas, l'envie d'avoir une plus grosse commission, etc.
De plus, parfois l'ordre vient d'en haut : il y a longtemps j'avais un job d'été dans une banque, et j'écoutais deux gestionnaires parler. L'un d'eux se désolait qu'il lui soit désormais interdit de proposer un produit qui pourtant correspondait très clairement à un besoin de la population locale. À la place, lorsqu'un client lui demanderait quelles seraient ses options pour ce besoin précis, il ne proposerait qu'un crédit à la consommation classique, avec un taux d'intérêt plus élevé.
[^] # Re: Café
Posté par lasher . En réponse au journal L'increvable. Évalué à 4.
J'étais à peu près d'accord jusque là. Tu sous-estimes l'avarice des gestionnaires de comptes dans les banques. Comme un gestionnaire reste en moyenne 2-3 ans dans une agence donnée, il peut toucher sa commission pour avoir vendu un produit tout en n'ayant pas à essuyer les pots cassés s'il sait qu'il va aller ailleurs (il faut pas le faire trop de fois ni trop souvent, mais ça passe en règle générale).
Lorsqu'un « vrai » pauvre va voir son gestionnaire pour demander un crédit, et que le gestionnaire lui dit que le crédit à la conso « normal » ne sera pas accepté, il pourrait s'arrêter là. Mais certains ne se gênent pas pour proposer d'autres produits de crédit qui pourraient passer, avec des taux d'intérêt plus élevés. La raison ? Des quotas, l'envie d'avoir une plus grosse commission, etc.
De plus, parfois l'ordre vient d'en haut : il y a longtemps j'avais un job d'été dans une banque, et j'écoutais deux gestionnaires parler. L'un d'eux se désolait qu'il lui soit désormais interdit de proposer un produit qui pourtant correspondait très clairement à un besoin de la population locale. À la place, lorsqu'un client lui demanderait quelles seraient ses options pour ce besoin précis, il ne proposerait qu'un crédit à la consommation classique, avec un taux d'intérêt plus élevé.