Posté par Chris K. .
En réponse au journal Déchéance du Bitcoin.
Évalué à 3.
Dernière modification le 18 mars 2016 à 22:43.
Pour ma part je ne pense pas qu'il faut avoir peur du bitcoin, plus les monnaies virtuelles vont se multiplier et se faire concurrence et moins elles auront de valeur.
Quand on aura forgé du ploutcoin du catcoin, du zetacoin et leurs 250 cousins tout cela va devenir compliqué. Il va falloir pas mal de courage à tout le monde pour évaluer les cours de ces monnaies sans acteurs économiques majeurs pour les soutenir et en qui avoir confiance. Ce qui est tout de même la base de toute monnaie moderne.
Par contre je voulais juste apporter un petit bémol sur :
ça en reprend le poncif principal : penser que la technique peut résoudre les problèmes humains.
Remarque qu'en remplaçant les mots transhumanisme/nouvelles technologies par néocapitalisme/la main invisible d'Adam Smith/libéralisme ton commentaire fonctionne aussi...
Pour continuer le parallèle avec l'économie : la technique, c'est comme le libéralisme économique : cela n'est pas mauvais en soit mais c'est malheureusement et comme toujours ce que l'on en fait qui peut l'être.
Le problème dans "les problèmes humains" se situe plus dans notre capacité à renoncer à toute réflexion quand il s'agit de se placer au dessus des autres ou d'entretenir une position dominante.
Quand on renonce à l'éthique ou à l'atomicité/fluidité d'un marché (conditions pour un marché à la "concurrence pure et parfaite" généralement moins ardemment défendues que d'autres) par avidité les choses se passent généralement mal. Avec l'arrivée d'Uber en France, c'est la technologie qui a permit de redonner au marché de la fluidité et de l'atomicité alors que le problème était évoqué depuis un bon moment par les politiques (plan Attali de 2008 entre autre) et toujours pas réglé, pour ne pas dire remisé dans /dev/null.
Je ne doute pas une seule seconde que la technologie puisse nous permettre de régler de grands problèmes. Par exemple, en y mettant réellement les moyens avec un grand plan européen du type programme spatial américain sous Kennedy, l'accès à une énergie propre et renouvelable pour tous pourrait certainement être possible bien avant 2050.
Par contre je sais aussi que cela n'a aucune chance d'arriver ou presque pour les raisons évoquées plus haut.
On s'orientera donc plutôt vers le gaz de schiste et les surgénérateurs qui feront plaisir aux lobbys concernés et on blâmera les ingénieurs quand tout cela nous pétera à la gueule.
[^] # Re: Boaf pas pour le moment
Posté par Chris K. . En réponse au journal Déchéance du Bitcoin. Évalué à 3. Dernière modification le 18 mars 2016 à 22:43.
Pour ma part je ne pense pas qu'il faut avoir peur du bitcoin, plus les monnaies virtuelles vont se multiplier et se faire concurrence et moins elles auront de valeur.
Quand on aura forgé du ploutcoin du catcoin, du zetacoin et leurs 250 cousins tout cela va devenir compliqué. Il va falloir pas mal de courage à tout le monde pour évaluer les cours de ces monnaies sans acteurs économiques majeurs pour les soutenir et en qui avoir confiance. Ce qui est tout de même la base de toute monnaie moderne.
Par contre je voulais juste apporter un petit bémol sur :
Remarque qu'en remplaçant les mots transhumanisme/nouvelles technologies par néocapitalisme/la main invisible d'Adam Smith/libéralisme ton commentaire fonctionne aussi...
Pour continuer le parallèle avec l'économie : la technique, c'est comme le libéralisme économique : cela n'est pas mauvais en soit mais c'est malheureusement et comme toujours ce que l'on en fait qui peut l'être.
Le problème dans "les problèmes humains" se situe plus dans notre capacité à renoncer à toute réflexion quand il s'agit de se placer au dessus des autres ou d'entretenir une position dominante.
Quand on renonce à l'éthique ou à l'atomicité/fluidité d'un marché (conditions pour un marché à la "concurrence pure et parfaite" généralement moins ardemment défendues que d'autres) par avidité les choses se passent généralement mal. Avec l'arrivée d'Uber en France, c'est la technologie qui a permit de redonner au marché de la fluidité et de l'atomicité alors que le problème était évoqué depuis un bon moment par les politiques (plan Attali de 2008 entre autre) et toujours pas réglé, pour ne pas dire remisé dans /dev/null.
Je ne doute pas une seule seconde que la technologie puisse nous permettre de régler de grands problèmes. Par exemple, en y mettant réellement les moyens avec un grand plan européen du type programme spatial américain sous Kennedy, l'accès à une énergie propre et renouvelable pour tous pourrait certainement être possible bien avant 2050.
Par contre je sais aussi que cela n'a aucune chance d'arriver ou presque pour les raisons évoquées plus haut.
On s'orientera donc plutôt vers le gaz de schiste et les surgénérateurs qui feront plaisir aux lobbys concernés et on blâmera les ingénieurs quand tout cela nous pétera à la gueule.