Si tu appelles démocratie le type d'organisation dans lequel nous vivons en France (la Ve République), je ne suis pas fan non plus. Par contre, je pense qu'il y a beaucoup à explorer sur la démocratie comme mode de prise de décision en commun, et sur comment ça peut se mettre en oeuvre à différentes échelles (locale, régionale, nationale, ...)
Exactement, j'ai mes propres critères : justice, égalité en droit, honnêteté, loyauté, souveraineté, fidélité, pragmatisme, logique, honneur, fierté.
il faut préciser quelques trucs là :
loyauté/fidélité : envers qui/quoi ? (manifestement pas envers les couches hiérarchiques de ton employeur)
souveraineté : de qui ? sur quoi ? (et comment tu inscris des actions d'inspiration purement individuelle là dedans. Souveraineté => souverain => règles à respecter)
A mon avis, il y a plusieurs formes d'honnêteté, les faciles (sur le plan matériel ou intellectuel), et les plus difficiles (envers soi-même et envers les autres). Comment tu définirais ta notion de l'honnêteté ?
Question subsidiaire : quand tu interviens sur un projet en masquant que ton objectif réel est de le faire capoter, est-ce que c'est honnête ?
Est-il juste de "prendre le pas sur des individus plus faibles", éventuellement contre leur intérêt ou leur volonté mal affirmée, pour atteindre tes objectifs ?
honneur, fierté
Ça, je laisse. Ce sont des choses très subjectives. Chacun définit ce qui fait sa fierté et son honneur.
pragmatisme, logique
Là, on peut se retrouver.
je parle de coulage, pas de sabotage
Ok. Tu n'aurais pas dû le mettre dans le commentaire auquel je répondais au départ. Et je n'aurais pas dû l'isoler ("coulage/sabotage/sabordage").
Je te l'accorde, mais en "pratique", c'est une excuse pour se donner bonne conscience.
Certes, se dire qu'on n'a pas le choix, ça peut parfois être une solution pour ne pas avoir à faire face à sa propre impuissance, mais je ne suis pas sûr que ça soit toujours le cas. Le fait de choisir de se faire maltraiter au travail pour assurer le bien-être de sa famille, est-ce que ça donne vraiment bonne conscience ? et est-ce que c'est vraiment toujours un signe de faiblesse ?
Les choix impliquent des conséquences. La question est donc : est-on assez fort pour assumer les conséquences ? Je n'ai pas de réponse tranchée, je pense que cela dépend de chaque individu.
Je ne pense pas que la question du choix se résume à une question de force. Pour prendre un exemple très personnel, j'ai démissionné il y a quelque temps en ayant de très sérieux doutes sur ma capacité à rebondir, pour tout un tas de raisons. Doutes qui se sont révélés justifiés, vu que je suis encore dans l'impasse. Je n'ai pas l'intention de rentrer plus dans les détails, mais je pense qu'il y aurait de quoi dire que j'ai fait un choix dont je n'avais pas la force d'assumer les conséquences, et pourtant ...
Je peux concevoir que certaines personnes ne sont pas assez fortes, très bien, mais je ne veux pas les entendre se faire passer pour fortes (arrogance, mépris, cynisme).
ouais, ok, mais bon, c'est pas la majorité, si ?
Alors un conseil, fermez vos gueules sinon vous aurez des ennuis.
Comment tu le vois ça ? c'est un conseil de fort ? de faible ? pour des forts ? pour des faibles ?
J'ai l'impression que tu te classes dans la catégorie des forts, et pourtant, je trouve que ce conseil ne cadre pas. Alors je ne suis pas en train de t'accuser d'être faible. C'est plutôt que ça me conforte dans l'opinion qu'évaluer les prises de décision sur le seul critère force/faiblesse est insuffisant.
Je n'adhère pas au discours féministe.
Ce n'était pas mon propos. je voulais re-politiser la question du choix, plutôt que de la laisser une simple question de qualités individuelles.
Puisque tu en parles, je ne pense pas qu'il y a un seul discours féministe. Il y a plusieurs courants féministes avec des discours différents. À titre personnel, je me perçois comme féministe, dans le sens ou je ne pense pas qu'un homme soit supérieur à une femme par essence, je pense que notre société est patriarcale et oppresse les femmes (je ne dis pas que seules les femmes sont oppressées, mais qu'elles sont un peu plus oppressées que les hommes) et je préférerais que ce ne soit pas le cas. Par contre, à moins que tu y tiennes, je n'ai aucune intention de rentrer dans le débat pour trier entre le bon et le mauvais féminisme.
Les féministes sont les nouveaux esclavagistes capitalistes, ne trouvant plus d'immigrés, ils utilisent les femmes à moindre coût. C'est cru, direct, mais c'est ce que je pense.
Tu as le droit de le penser. C'est cru, c'est direct, mais sans étayer un minimum, c'est aussi pas très convaincant.
[^] # Re: Hôpital ... charité
Posté par gaaaaaAab . En réponse au journal Sale temps pour les informaticiens lanceurs d'alerte. Évalué à 8.
Si tu appelles démocratie le type d'organisation dans lequel nous vivons en France (la Ve République), je ne suis pas fan non plus. Par contre, je pense qu'il y a beaucoup à explorer sur la démocratie comme mode de prise de décision en commun, et sur comment ça peut se mettre en oeuvre à différentes échelles (locale, régionale, nationale, ...)
il faut préciser quelques trucs là :
loyauté/fidélité : envers qui/quoi ? (manifestement pas envers les couches hiérarchiques de ton employeur)
souveraineté : de qui ? sur quoi ? (et comment tu inscris des actions d'inspiration purement individuelle là dedans. Souveraineté => souverain => règles à respecter)
A mon avis, il y a plusieurs formes d'honnêteté, les faciles (sur le plan matériel ou intellectuel), et les plus difficiles (envers soi-même et envers les autres). Comment tu définirais ta notion de l'honnêteté ?
Question subsidiaire : quand tu interviens sur un projet en masquant que ton objectif réel est de le faire capoter, est-ce que c'est honnête ?
Est-il juste de "prendre le pas sur des individus plus faibles", éventuellement contre leur intérêt ou leur volonté mal affirmée, pour atteindre tes objectifs ?
Ça, je laisse. Ce sont des choses très subjectives. Chacun définit ce qui fait sa fierté et son honneur.
Là, on peut se retrouver.
Ok. Tu n'aurais pas dû le mettre dans le commentaire auquel je répondais au départ. Et je n'aurais pas dû l'isoler ("coulage/sabotage/sabordage").
Certes, se dire qu'on n'a pas le choix, ça peut parfois être une solution pour ne pas avoir à faire face à sa propre impuissance, mais je ne suis pas sûr que ça soit toujours le cas. Le fait de choisir de se faire maltraiter au travail pour assurer le bien-être de sa famille, est-ce que ça donne vraiment bonne conscience ? et est-ce que c'est vraiment toujours un signe de faiblesse ?
Je ne pense pas que la question du choix se résume à une question de force. Pour prendre un exemple très personnel, j'ai démissionné il y a quelque temps en ayant de très sérieux doutes sur ma capacité à rebondir, pour tout un tas de raisons. Doutes qui se sont révélés justifiés, vu que je suis encore dans l'impasse. Je n'ai pas l'intention de rentrer plus dans les détails, mais je pense qu'il y aurait de quoi dire que j'ai fait un choix dont je n'avais pas la force d'assumer les conséquences, et pourtant ...
ouais, ok, mais bon, c'est pas la majorité, si ?
Comment tu le vois ça ? c'est un conseil de fort ? de faible ? pour des forts ? pour des faibles ?
J'ai l'impression que tu te classes dans la catégorie des forts, et pourtant, je trouve que ce conseil ne cadre pas. Alors je ne suis pas en train de t'accuser d'être faible. C'est plutôt que ça me conforte dans l'opinion qu'évaluer les prises de décision sur le seul critère force/faiblesse est insuffisant.
Ce n'était pas mon propos. je voulais re-politiser la question du choix, plutôt que de la laisser une simple question de qualités individuelles.
Puisque tu en parles, je ne pense pas qu'il y a un seul discours féministe. Il y a plusieurs courants féministes avec des discours différents. À titre personnel, je me perçois comme féministe, dans le sens ou je ne pense pas qu'un homme soit supérieur à une femme par essence, je pense que notre société est patriarcale et oppresse les femmes (je ne dis pas que seules les femmes sont oppressées, mais qu'elles sont un peu plus oppressées que les hommes) et je préférerais que ce ne soit pas le cas. Par contre, à moins que tu y tiennes, je n'ai aucune intention de rentrer dans le débat pour trier entre le bon et le mauvais féminisme.
Tu as le droit de le penser. C'est cru, c'est direct, mais sans étayer un minimum, c'est aussi pas très convaincant.