Le droit d'auteur des jeux de société en général est très flou.
Si tu fais un copier-coller du jeu, tu t'exposes clairement à un risque. Par contre, si tu ne fais pas de référence explicite à un jeu précis, que tu utilises un plateau différent, des variations sur les règles, tu mets Hasbro en difficulté. En effet, le droit ne permet pas de protéger une idée par le droit d'auteur. Tu peux protéger le plateau, la rédaction exacte des règles, l'univers du jeu si c'est un jeu avec une composante d'imaginaire, mais pas le gameplay. Tout se joue là.
Partant de là, on peut formuler plusieurs propositions :
Ne reprends ni le plateau standard, ni le design graphique du jeu de base. Génère un plateau aléatoire à chaque partie, par exemple : ça force chacun à s'adapter.
Change de nom. Ne reprends pas une seule consonne du nom original.
N'implémente pas de dictionnaire. Il y a des droits d'auteur sur les dictionnaires, donc tu ne pourras pas le diffuser sous licence libre. Si tu dois absolument implémenter un dictionnaire, utilise le wiktionnaire (je ne sais pas s'il existe un moyen simple d'aspirer la base de données, et tu vas en chier pour les conjugaisons)
Bon après, je ne vois pas, dans l'absolu, en quoi ton projet se différencie de BGA. Si ce n'est qu'il implémente le Scrabble, un jeu que personne ne s'est amusé à implémenter sur BGA parce qu'il est considéré par la majorité des gens comme très chiant en comparaison des jeux récents. Ça vaudrait le coup, pour toi, de prendre contact avec les admins de BGA : ça t'éviterait de réinventer la roue, et ils seraient peut-être ouverts à ce que tu implémentes des jeux qui te plaisent sous licence libre (avec l'accord des éditeurs. Ils sont assez stricts sur ce point).
Il faut savoir que ce qui coûte de l'argent dans un jeu, c'est principalement le matériel. Donc à moins qu'un éditeur prévoie d'implémenter son jeu sur support numérique lui-même, et de monétiser ce support, ils sont généralement assez ouverts à ce type d'initiatives, parce qu'ils savent que ça ne concurrence pas le support physique. Ils sont beaucoup plus réticents à ouvrir complètement les licences, parce qu'il y a eu des abus de ce côté-là. Toutefois, ça peut s'envisager pour un jeu qui a peu marché commercialement et qui ne sera pas réimprimé. Pour un jeu qui a encore du potentiel, ils ne vont pas autoriser la concurrence à réimprimer le matos et à le vendre à leur place. Les relations entre entreprises sont plutôt cordiales dans le monde du jeu de société, à tel point que ça frise l'entente sur les prix, mais faut pas non plus tendre le bâton pour se faire battre.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: droit d'auteur
Posté par Liorel . En réponse au journal Trivabble : jouez au Scrabble ® en ligne. Évalué à 1.
Le droit d'auteur des jeux de société en général est très flou.
Si tu fais un copier-coller du jeu, tu t'exposes clairement à un risque. Par contre, si tu ne fais pas de référence explicite à un jeu précis, que tu utilises un plateau différent, des variations sur les règles, tu mets Hasbro en difficulté. En effet, le droit ne permet pas de protéger une idée par le droit d'auteur. Tu peux protéger le plateau, la rédaction exacte des règles, l'univers du jeu si c'est un jeu avec une composante d'imaginaire, mais pas le gameplay. Tout se joue là.
Partant de là, on peut formuler plusieurs propositions :
Bon après, je ne vois pas, dans l'absolu, en quoi ton projet se différencie de BGA. Si ce n'est qu'il implémente le Scrabble, un jeu que personne ne s'est amusé à implémenter sur BGA parce qu'il est considéré par la majorité des gens comme très chiant en comparaison des jeux récents. Ça vaudrait le coup, pour toi, de prendre contact avec les admins de BGA : ça t'éviterait de réinventer la roue, et ils seraient peut-être ouverts à ce que tu implémentes des jeux qui te plaisent sous licence libre (avec l'accord des éditeurs. Ils sont assez stricts sur ce point).
Il faut savoir que ce qui coûte de l'argent dans un jeu, c'est principalement le matériel. Donc à moins qu'un éditeur prévoie d'implémenter son jeu sur support numérique lui-même, et de monétiser ce support, ils sont généralement assez ouverts à ce type d'initiatives, parce qu'ils savent que ça ne concurrence pas le support physique. Ils sont beaucoup plus réticents à ouvrir complètement les licences, parce qu'il y a eu des abus de ce côté-là. Toutefois, ça peut s'envisager pour un jeu qui a peu marché commercialement et qui ne sera pas réimprimé. Pour un jeu qui a encore du potentiel, ils ne vont pas autoriser la concurrence à réimprimer le matos et à le vendre à leur place. Les relations entre entreprises sont plutôt cordiales dans le monde du jeu de société, à tel point que ça frise l'entente sur les prix, mais faut pas non plus tendre le bâton pour se faire battre.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.