Cela dépend notablement du contexte. Pour ce qui concerne les chaînes de la TNT en France, et donc leurs différents vecteurs de diffusions (hertzien, satellite, VoIP, etc.), les pubs, comme les autres programmes, sont soumis depuis quelques années à des spécifications techniques justement basées sur la R128. Et donc il y a une nette amélioration de l'harmonisation des niveaux sonores d'un programme à l'autre (y compris les pubs) et d'une chaîne à l'autre.
L'Europe et l'Amérique du Nord, ainsi que le Japon, ont dans l'ensemble adopté des mesures similaires, basées elle aussi sur la mesure loudness.
Maintenant, lorsqu'on va sur le site d'une chaîne de la TNT pour regarder un programme en rattrapage, les programmes sont en général (c'était le cas il y a deux ou trois ans lorsque j'avais fait une étude sur plusieurs sites) les mêmes que ceux de la diffusion TNT (donc alignés à -23 LUFS). Les pubs d'origine TV aussi. Par contre, les pubs produites uniquement pour le web ne respectent en général pas ces normes, et donc vous sautent à (削除) la gueule (削除ここまで) l'oreille.
les dialogues sont moins forts que la musique
C'est un problème complexe. Le point de départ c'est que l'équilibre musique/effets/dialogues est considéré comme une liberté artistique du mixeur et du réalisateur, notamment en France ou le réalisateur est un auteur. Or, ils travaillent dans des conditions assez différentes de l'auditeur de base (ils connaissent le dialogue, ils écoutent la séquence plusieurs fois, l'environnement d'écoute est en général bien meilleur que celui d'un foyer, et le niveau d'écoute est plus fort). La spécification mentionnée plus haut établit quelques limites pour les dialogues. Néanmoins, le sentiment d'intelligibilité des dialogues dépend de plusieurs autres facteurs que le simple niveau relatif (la diction, le niveau de langage, la qualité de la prise de son, les éventuels défauts d'audition du spectateur). C'est devenu aujourd'hui, maintenant que le niveau des pubs est relativement contrôlé, un des premiers motifs de plainte des téléspectateurs en ce qui concerne le son.
Un autre aspect à prendre en compte, c'est la diversité des conditions de consommation des programmes. Là ou auparavant on produisait un mixage adapté à la télévision (donc visionné sur une télé, dans un salon, avec des enceintes intégrées à l'écran), on a maintenant (un peu) de home-cinéma, du visionnage sur tablette ou téléphone, avec ou sans écouteurs, éventuellement dans un environnement bruyant. Ce n'est pas évident de produire un mixage adapté à toutes ces situations. Et produire différents mixages adaptés à chaque cas d'usage est d'une part onéreux, mais aussi compliqué à gérer en aval lors de la distribution. Une piste d'amélioration est l'évolution vers le mixage dit orienté objet, dans lequel un certain nombre de paramètres sont dynamiquement adaptés au contexte de reproduction. Par exemple, plusieurs nouveaux codecs audio permettent à l'utilisateur final de doser le rapport dialogue/musique à son goût.
[^] # Re: Sujet intéressant
Posté par audionuma (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Sortie de libebur128 v1.1.0. Évalué à 10.
Cela dépend notablement du contexte. Pour ce qui concerne les chaînes de la TNT en France, et donc leurs différents vecteurs de diffusions (hertzien, satellite, VoIP, etc.), les pubs, comme les autres programmes, sont soumis depuis quelques années à des spécifications techniques justement basées sur la R128. Et donc il y a une nette amélioration de l'harmonisation des niveaux sonores d'un programme à l'autre (y compris les pubs) et d'une chaîne à l'autre.
L'Europe et l'Amérique du Nord, ainsi que le Japon, ont dans l'ensemble adopté des mesures similaires, basées elle aussi sur la mesure loudness.
Maintenant, lorsqu'on va sur le site d'une chaîne de la TNT pour regarder un programme en rattrapage, les programmes sont en général (c'était le cas il y a deux ou trois ans lorsque j'avais fait une étude sur plusieurs sites) les mêmes que ceux de la diffusion TNT (donc alignés à -23 LUFS). Les pubs d'origine TV aussi. Par contre, les pubs produites uniquement pour le web ne respectent en général pas ces normes, et donc vous sautent à
(削除) la gueule (削除ここまで)l'oreille.C'est un problème complexe. Le point de départ c'est que l'équilibre musique/effets/dialogues est considéré comme une liberté artistique du mixeur et du réalisateur, notamment en France ou le réalisateur est un auteur. Or, ils travaillent dans des conditions assez différentes de l'auditeur de base (ils connaissent le dialogue, ils écoutent la séquence plusieurs fois, l'environnement d'écoute est en général bien meilleur que celui d'un foyer, et le niveau d'écoute est plus fort). La spécification mentionnée plus haut établit quelques limites pour les dialogues. Néanmoins, le sentiment d'intelligibilité des dialogues dépend de plusieurs autres facteurs que le simple niveau relatif (la diction, le niveau de langage, la qualité de la prise de son, les éventuels défauts d'audition du spectateur). C'est devenu aujourd'hui, maintenant que le niveau des pubs est relativement contrôlé, un des premiers motifs de plainte des téléspectateurs en ce qui concerne le son.
Un autre aspect à prendre en compte, c'est la diversité des conditions de consommation des programmes. Là ou auparavant on produisait un mixage adapté à la télévision (donc visionné sur une télé, dans un salon, avec des enceintes intégrées à l'écran), on a maintenant (un peu) de home-cinéma, du visionnage sur tablette ou téléphone, avec ou sans écouteurs, éventuellement dans un environnement bruyant. Ce n'est pas évident de produire un mixage adapté à toutes ces situations. Et produire différents mixages adaptés à chaque cas d'usage est d'une part onéreux, mais aussi compliqué à gérer en aval lors de la distribution. Une piste d'amélioration est l'évolution vers le mixage dit orienté objet, dans lequel un certain nombre de paramètres sont dynamiquement adaptés au contexte de reproduction. Par exemple, plusieurs nouveaux codecs audio permettent à l'utilisateur final de doser le rapport dialogue/musique à son goût.