• [^] # Re: Moi == pas doué, je suppose....

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Haskell et le tri. Évalué à 4.

    Blague à part, je n'ai jamais fais de OCaml car en voyant que tous les étudiants de prépas "prestigieuses" en faisait, j'ai eu l'impression que c'était un langage théorique pour matheux, surtout sachant que c'était poussé par l'INRIA. J'ai donc choisis Haskell qui me semblait moins élitiste du fait de mon historique ;)

    C'est assez amusant, puisque la réalité semble être l'exact opposé: OCaml est un langage dont l'adoption dans l'industrie progresse énormément dans les dernières années (on peut citer le rachat récent de la startup derrière Mirage OS par docker), tandis que Haskell semble avoir du mal à percer et semble rester un langage essentiellement expérimental.

    Un de mes amis "haskelleur" me confie que ce qu'il déteste le plus dans ce langage est l'imprévisibilité des performances – des modifications apparemment anodines peuvent changer la classe de complexité d'un programme. À côté, OCaml est un peu le C des langages fonctionnels, la simplicité de son modèle d'évaluation facilite la "mise sur métier" des travaux d'optimisation.

    Ceci dit certaines banques (comme HSBC) utilisent Haskell pour faire de la gestion de risque financier – une activité opérationnelle critique pour la banque – mais c'est aussi un domaine où OCaml est bien représenté.