• [^] # Re: Article sur le sujet

    Posté par . En réponse au journal Brevet et création 3D. Évalué à 3.

    Les brevets peuvent couvrir n'importe quoi ou presque

    Je veux pas me faire le chantre des brevets, c'est un système qui à des défauts, mais dire qu'on peut "breveter n'importe quoi", ça me parait aller un peu loin. Un brevet, ça peut pas couvrir un objet, ou une forme, ou un théorême, ou une plante, ou une loi physique. Ça concerne forcément une invention technique. Ça me semble important de le noter quand même. Le critère de nouveauté est aussi important. Dans les faits, il faut faire un dépôt de brevet avec de publier son travail dans une revue scientifique. Après, c'est trop tard et l'invention ne pourra plus jamais être brevetée. C'est pas complètement la foire d'empoigne non plus.

    Après oui, c'est vrai, les offices de brevets n'ont pas forcément énormément de temps pour faire l'état de l'art (et parfois ça peut laisser à désirer), mais ça ne veut pas dire qu'ils ne font rien. Ça arrive de voir des brevets rejetés sur la base d'une recherche d'art antérieur. Et clairement, dans les fait, tous les brevets portent sur des inventions techniques (personne n'a pu breveter le geranium ou les nuages...).

    Tu pars ensuite sur la question des algorithmes et logiciels. On peut pas breveter un logiciel (par exemple, si je développe une suite bureautique, je peux pas breveter la suite bureautique). Par contre, les techniques algorithmiques sont brevetables. Par exemple, Google a un brevet sur MapReduce (Patent US7650331), une technique de calcul distribué. En général, les "claims" de ce genre de brevets associent un système informatique (ordinateur, datacenter, architecture distribuée) et des techniques algorithmiques qui fonctionnent sur ces systèmes ("Method and apparatus for ...", "System and method for ..."). C'est la combinaison qui est brevetée.