Posté par Parleur .
En réponse au journal ne pas voter.
Évalué à 1.
Dernière modification le 14 février 2016 à 15:40.
Bon, je peux tenter une réponse un peu à l'aveuglette, malgré que tu changes partiellement le sujet, en partie avec ce que j'ai pourtant DÉJÀ écrit plus haut.
Pour commencer, j'ai l'impression que tu reproches une espèce de « non pureté idéologique ». Genre, des gens qui rejettent tout ou partie de l'État (c'est réducteur, mais ça peut faire partie du problème) osent par ailleurs profiter de certains de ses aspects.
Mais, mon grand, on ne prétend pas à la perfection ou à être exclus du monde. On fait du mieux qu'on peut avec ce qu'on a en fonction de ce qu'on est, de ce qu'on sait faire, des outils autour de soi, des contraintes plus ou moins contournables, et des délais possibles. :)
La citation précédente d'Errico Malatesta, que j'écrivais plus tôt :
Nous sommes, tous sans exception, obligés de vivre, plus ou moins, en contradiction avec nos idées ; mais nous sommes socialistes et anarchistes précisément dans la mesure que nous souffrons de cette contradiction et que nous tâchons, autant que possible, de la rendre moins grande.
En ce qui concerne le squat, ta critique est aussi à côté de la plaque : c'est un quelque-chose qui est à la fois dicté par le besoin et qui se veut une critique en acte (de la spéculation, de la propriété de droit , etc). Sous cette forme, ça n'a pas vocation à faire système, comme tu le sous-entend faussement.
Par contre, c'est une solution temporaire et rapide à certaines problématiques particulières, et une incitation potentielle à se poser des questions (c'est de la propagande par le fait, et c'est plus intéressant là où on a plus de visibilité, évidemment). Par exemple, caricaturalement mais pas si faux : « mais quel système a pu faire que cette maison en bonne état soit vide depuis si longtemps, alors que des personnes dorment à la rue, sous le porche de l'immeuble voisin ». Ou bien « mais pourquoi respecter une loi ou un système de propriété qui mène à de telles aberrations ? ». Et en cas de passage à l'acte, c'est après une réflexion, au moins rapide, sur ce qu'on considère « juste » ou pas. C'est par exemple ici que la conviction rentre en jeu.
Ça peut aussi être un lieu d'expérimentation et d'apprentissage, par exemple : du fait du manque d'enjeu sur un bâtiment voué à la destruction, des gens peuvent ainsi apprendre un peu de plomberie, d'électricité, de menuiserie ou de maçonnerie en situation réelle et sans trop avoir peur de se planter. Et qui se servent ensuite pour d'autres projets plus « socialement acceptés ».
Et puis, pourquoi vouloir forcément construire quelque-chose de nouveau, en ville ou à la campagne, quand des choses utilisables existent déjà ? :)
[^] # Re: Pas de solution
Posté par Parleur . En réponse au journal ne pas voter. Évalué à 1. Dernière modification le 14 février 2016 à 15:40.
Bon, je peux tenter une réponse un peu à l'aveuglette, malgré que tu changes partiellement le sujet, en partie avec ce que j'ai pourtant DÉJÀ écrit plus haut.
Pour commencer, j'ai l'impression que tu reproches une espèce de « non pureté idéologique ». Genre, des gens qui rejettent tout ou partie de l'État (c'est réducteur, mais ça peut faire partie du problème) osent par ailleurs profiter de certains de ses aspects.
Mais, mon grand, on ne prétend pas à la perfection ou à être exclus du monde. On fait du mieux qu'on peut avec ce qu'on a en fonction de ce qu'on est, de ce qu'on sait faire, des outils autour de soi, des contraintes plus ou moins contournables, et des délais possibles. :)
La citation précédente d'Errico Malatesta, que j'écrivais plus tôt :
En ce qui concerne le squat, ta critique est aussi à côté de la plaque : c'est un quelque-chose qui est à la fois dicté par le besoin et qui se veut une critique en acte (de la spéculation, de la propriété de droit , etc). Sous cette forme, ça n'a pas vocation à faire système, comme tu le sous-entend faussement.
Par contre, c'est une solution temporaire et rapide à certaines problématiques particulières, et une incitation potentielle à se poser des questions (c'est de la propagande par le fait, et c'est plus intéressant là où on a plus de visibilité, évidemment). Par exemple, caricaturalement mais pas si faux : « mais quel système a pu faire que cette maison en bonne état soit vide depuis si longtemps, alors que des personnes dorment à la rue, sous le porche de l'immeuble voisin ». Ou bien « mais pourquoi respecter une loi ou un système de propriété qui mène à de telles aberrations ? ». Et en cas de passage à l'acte, c'est après une réflexion, au moins rapide, sur ce qu'on considère « juste » ou pas. C'est par exemple ici que la conviction rentre en jeu.
Ça peut aussi être un lieu d'expérimentation et d'apprentissage, par exemple : du fait du manque d'enjeu sur un bâtiment voué à la destruction, des gens peuvent ainsi apprendre un peu de plomberie, d'électricité, de menuiserie ou de maçonnerie en situation réelle et sans trop avoir peur de se planter. Et qui se servent ensuite pour d'autres projets plus « socialement acceptés ».
Et puis, pourquoi vouloir forcément construire quelque-chose de nouveau, en ville ou à la campagne, quand des choses utilisables existent déjà ? :)