Enfin ce qu'on appelle le français, c'est la langue régionale de nos élites
Sur quelle planète ? Le français est parlé par l'immense majorité des habitants de ce pays (sauf les immigrés fraîchement arrivés).
Sur la terre, en France, je ne parlais pas de maintenant. Je parlais du siècle dernier, le 20 emme, hein , pas le 19 eme !
Quand à la guerre de 14-18, voici un article intéressant sur la répartition géographique et sociologique des morts :
La fin de l'article :
"Pour revenir sur la douloureuse mémoire de certaines régions et leur sentiment de plus grand sacrifice, plutôt que de conclure au sacrifice « volontaire » de certaines régions, nous préférons analyser ces différences systématiques comme l’expression des « préférences révélées » des autorités : on n’a pas voulu « punir » ou « tuer plus » de Corses, de Bretons, que d’autres.
Les autorités semblent avoir privilégié l’effort industriel de guerre au détriment d’une main-d’œuvre jugée, par ses caractéristiques économiques et sociales, moins « utile » à la production, et de facto davantage exposée au front sur l’autel de l’« utilité » collective de l’effort.
La mort de masse a ainsi touché les régions françaises de façon différenciée non pour des raisons identitaires ou géographiques. C’est la nature même du conflit qui a amené les populations rurales, reflet des caractéristiques démographiques et des secteurs d’activité dominants de l’époque, à fournir l’essentiel des combattants d’infanterie dont les pertes furent très élevées."
[^] # Re: Le français c'est la langue qu'on parle, pas celle qu'on écrit plus ou moins péniblement...
Posté par Benbben . En réponse au journal Non aux réformes de l’orthographe !. Évalué à 2.
Sur la terre, en France, je ne parlais pas de maintenant. Je parlais du siècle dernier, le 20 emme, hein , pas le 19 eme !
Quand à la guerre de 14-18, voici un article intéressant sur la répartition géographique et sociologique des morts :
La fin de l'article :
"Pour revenir sur la douloureuse mémoire de certaines régions et leur sentiment de plus grand sacrifice, plutôt que de conclure au sacrifice « volontaire » de certaines régions, nous préférons analyser ces différences systématiques comme l’expression des « préférences révélées » des autorités : on n’a pas voulu « punir » ou « tuer plus » de Corses, de Bretons, que d’autres.
Les autorités semblent avoir privilégié l’effort industriel de guerre au détriment d’une main-d’œuvre jugée, par ses caractéristiques économiques et sociales, moins « utile » à la production, et de facto davantage exposée au front sur l’autel de l’« utilité » collective de l’effort.
La mort de masse a ainsi touché les régions françaises de façon différenciée non pour des raisons identitaires ou géographiques. C’est la nature même du conflit qui a amené les populations rurales, reflet des caractéristiques démographiques et des secteurs d’activité dominants de l’époque, à fournir l’essentiel des combattants d’infanterie dont les pertes furent très élevées."
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18-decryptages/article/2014/05/13/la-geographie-des-morts-pour-la-france_4415163_4366930.html#01jmZhBhLwoCUkp2.99
Les paysans corses et bretons, ils parlaient quoi majoritairement comme langue en 14-18 ?