Je pense qu'il y a plusieurs choses à séparer dans ce discours. L'agriculture biologique, par exemple, peut être vue comme une bifurcation de l'agriculture moderne, qui se donne des objectifs d'efficacité dans la production mais en y ajoutant des contraintes environnementales et/ou sanitaires plus fortes. Les AMAP sont une lubie de suppression des intermédiaires qui n'a AMHA pas beaucoup de sens (sans compter le modèle de consommation extrêmement contraignant qui en découle).
Personnellement, une chose me semble assez claire : les grandes réalisations humaines sont presque toujours l'œuvre des villes (même quand cela se passe au sein de sociétés majoritairement rurales, comme sous l'Ancien Régime, etc.). C'est la concentration urbaine et la division du travail qui ont permis le développement technique, culturel, scientifique. La transition généralisée à l'auto-production vivrière, au petit artisanat ne me paraît absolument pas souhaitable. Que ce soit une expérimentation minoritaire de petits groupes, bien sûr, pourquoi pas. Après tout, au Moyen-Âge certains se dédiaient à la vie monacale.
Qu'il y ait des urbains qui aillent à l'agriculture, je pense que c'est une bonne chose. Cela permettra de brasser un peu le monde rural...
[^] # Re: sélection
Posté par Antoine . En réponse au journal Expérimenter la surveillance explicite. Évalué à 1. Dernière modification le 08 février 2016 à 12:27.
Je pense qu'il y a plusieurs choses à séparer dans ce discours. L'agriculture biologique, par exemple, peut être vue comme une bifurcation de l'agriculture moderne, qui se donne des objectifs d'efficacité dans la production mais en y ajoutant des contraintes environnementales et/ou sanitaires plus fortes. Les AMAP sont une lubie de suppression des intermédiaires qui n'a AMHA pas beaucoup de sens (sans compter le modèle de consommation extrêmement contraignant qui en découle).
Personnellement, une chose me semble assez claire : les grandes réalisations humaines sont presque toujours l'œuvre des villes (même quand cela se passe au sein de sociétés majoritairement rurales, comme sous l'Ancien Régime, etc.). C'est la concentration urbaine et la division du travail qui ont permis le développement technique, culturel, scientifique. La transition généralisée à l'auto-production vivrière, au petit artisanat ne me paraît absolument pas souhaitable. Que ce soit une expérimentation minoritaire de petits groupes, bien sûr, pourquoi pas. Après tout, au Moyen-Âge certains se dédiaient à la vie monacale.
Qu'il y ait des urbains qui aillent à l'agriculture, je pense que c'est une bonne chose. Cela permettra de brasser un peu le monde rural...