Et il est mort pour de bonnes raisons : le mode de vie rural était très dur. L'exode rural, c'était des paysans qui allaient chercher de meilleures conditions ailleurs. Aujourd'hui une frange de la population idéalise ces conditions dans une sorte de romantisme politique, en prêchant le retour à la terre et une économie de petits producteurs auto-subsistants, comme si le niveau de vie actuel n'était pas dû en majeure partie aux gains de productivité permis par la société industrielle.
C'est partiellement exact, mais simpliste, incomplet, et formulé ainsi, ça empêche un peu de s'interroger sur des solutions plus « intermédiaires », et sur ce qui est possible, meilleur ou souhaitable par rapport à ce qu'on a maintenant.
J'ai un peu la flemme de développer parce-que le travail serait monstrueux, alors je vais vous sophiser la tronche à coup d'argument d'autorité, et dire simplement aussi que je suis fils d'agriculteur, que j'ai été installé plusieurs années à mon compte aussi, et que je continue à bosser comme berger, ce que même beaucoup d'éleveurs considèrent comme une tâche pénible et un peu ingrate.
Anybref, je crois que je me fais une plutôt bonne idée de ce que tu appelles « romantisme politique » venant de ce milieu. Et ça me fait aussi sourire un peu, parfois. Ceci dit, ce sont souvent des gens qui vont expérimenter ce que peu maintenant expérimentent, qui vont un peu apprendre l'intelligence de leurs mains et qui, même s'ils échouent, sortiront de ces expériences un peu moins cons que la moyenne tertiarisée. Même sans atteindre la perfection (ce dont il n'est pas forcément question, de toute façon : juste de faire de son mieux avec l'énergie qu'on a), ils auront eus des outils critiques et a des pratiques qui leur permettront de faire un peu mieux. Et puis... même passées les « quelques années de radicalité », j'ai l'impression (j'espère) qu'il y en a plus que tu ne le croies qui parviennent à tenir ce type de régime.
Mais j'admets que ma vision peut être soumise à un certain prisme déformant. :)
[^] # Re: sélection
Posté par Parleur . En réponse au journal Expérimenter la surveillance explicite. Évalué à 5. Dernière modification le 08 février 2016 à 11:16.
C'est partiellement exact, mais simpliste, incomplet, et formulé ainsi, ça empêche un peu de s'interroger sur des solutions plus « intermédiaires », et sur ce qui est possible, meilleur ou souhaitable par rapport à ce qu'on a maintenant.
J'ai un peu la flemme de développer parce-que le travail serait monstrueux, alors je vais vous sophiser la tronche à coup d'argument d'autorité, et dire simplement aussi que je suis fils d'agriculteur, que j'ai été installé plusieurs années à mon compte aussi, et que je continue à bosser comme berger, ce que même beaucoup d'éleveurs considèrent comme une tâche pénible et un peu ingrate.
Anybref, je crois que je me fais une plutôt bonne idée de ce que tu appelles « romantisme politique » venant de ce milieu. Et ça me fait aussi sourire un peu, parfois. Ceci dit, ce sont souvent des gens qui vont expérimenter ce que peu maintenant expérimentent, qui vont un peu apprendre l'intelligence de leurs mains et qui, même s'ils échouent, sortiront de ces expériences un peu moins cons que la moyenne tertiarisée. Même sans atteindre la perfection (ce dont il n'est pas forcément question, de toute façon : juste de faire de son mieux avec l'énergie qu'on a), ils auront eus des outils critiques et a des pratiques qui leur permettront de faire un peu mieux. Et puis... même passées les « quelques années de radicalité », j'ai l'impression (j'espère) qu'il y en a plus que tu ne le croies qui parviennent à tenir ce type de régime.
Mais j'admets que ma vision peut être soumise à un certain prisme déformant. :)