Typiquement c'est un mode de vie plus rural, axé sur l'auto-production, etc.
Oui, c'est ce qu'ils disent. Mais je me demande à quoi ils arriveraient sans les apports du monde industriel (médicaments, moyens de communication, sans compter j'imagine les dons et grappillages divers et variés...).
Une bande de jeunes radicalisés sont capables de supporter ce genre de conditions pendant quelques mois, voire quelques années pour les plus aguerris. Mais en faire un modèle positif me paraît franchement très audacieux, pour rester gentil.
La destruction des terres agricoles est un enjeu fort : en effet, en remplaçant continuellement la terre par le béton, on détruit implacablement un certain mode de vie rural, simple, où on produit en grande partie ce qu'on mange, et surtout où on consomme pratiquement
Le « mode de vie rural » est déjà mort. Le coupable n'est pas un aéroport mais l'exode rural, la société de consommation, toutes les transformations intervenues au XXè siècle. Les « ruraux » d'aujourd'hui regardent la télé et font leurs courses au Leclerc du coin.
Et il est mort pour de bonnes raisons : le mode de vie rural était très dur. L'exode rural, c'était des paysans qui allaient chercher de meilleures conditions ailleurs. Aujourd'hui une frange de la population idéalise ces conditions dans une sorte de romantisme politique, en prêchant le retour à la terre et une économie de petits producteurs auto-subsistants, comme si le niveau de vie actuel n'était pas dû en majeure partie aux gains de productivité permis par la société industrielle.
dans « les Grands Projets Inutiles », on a des projets très coûteux pour la collectivité, qui sont décidés par une poigné d'élus et des multinationales, sans que les citoyens soient correctement informés et puissent avoir leur mot à dire
« Grands Projets Inutiles », c'est une expression à la con inventée pour stigmatiser tout projet d'infrastructure. Cela permet de faire un grand sac où on met tout et n'importe quoi (de NDDL au barrage de Sivens en passant par le TGV Lyon-Turin). Il faut au contraire discuter au cas par cas de l'utilité sociale des projets (et je suis d'accord que celle de NDDL n'est pas évidente).
Quant au fait que ces projets soient décidés par des élus, ben oui, c'est leur rôle. D'où le laïus amusé de Zenitram sur la vision de la démocratie par les zadistes... Certes il n'y a pas de parti zadiste pour défendre leur vision des choses, et le parti institutionnel qui en est le plus proche (ou le moins lointain), à savoir EELV, est largement minoritaire dans l'électorat.
Ceci dit, je suis d'accord que des référendums locaux seraient intéressants : on se rendrait peut-être compte que la majorité de ces « Grands Projets Inutiles » sont approuvés par la population ;-)
[^] # Re: sélection
Posté par Antoine . En réponse au journal Expérimenter la surveillance explicite. Évalué à 5.
Oui, c'est ce qu'ils disent. Mais je me demande à quoi ils arriveraient sans les apports du monde industriel (médicaments, moyens de communication, sans compter j'imagine les dons et grappillages divers et variés...).
Une bande de jeunes radicalisés sont capables de supporter ce genre de conditions pendant quelques mois, voire quelques années pour les plus aguerris. Mais en faire un modèle positif me paraît franchement très audacieux, pour rester gentil.
Le « mode de vie rural » est déjà mort. Le coupable n'est pas un aéroport mais l'exode rural, la société de consommation, toutes les transformations intervenues au XXè siècle. Les « ruraux » d'aujourd'hui regardent la télé et font leurs courses au Leclerc du coin.
Et il est mort pour de bonnes raisons : le mode de vie rural était très dur. L'exode rural, c'était des paysans qui allaient chercher de meilleures conditions ailleurs. Aujourd'hui une frange de la population idéalise ces conditions dans une sorte de romantisme politique, en prêchant le retour à la terre et une économie de petits producteurs auto-subsistants, comme si le niveau de vie actuel n'était pas dû en majeure partie aux gains de productivité permis par la société industrielle.
« Grands Projets Inutiles », c'est une expression à la con inventée pour stigmatiser tout projet d'infrastructure. Cela permet de faire un grand sac où on met tout et n'importe quoi (de NDDL au barrage de Sivens en passant par le TGV Lyon-Turin). Il faut au contraire discuter au cas par cas de l'utilité sociale des projets (et je suis d'accord que celle de NDDL n'est pas évidente).
Quant au fait que ces projets soient décidés par des élus, ben oui, c'est leur rôle. D'où le laïus amusé de Zenitram sur la vision de la démocratie par les zadistes... Certes il n'y a pas de parti zadiste pour défendre leur vision des choses, et le parti institutionnel qui en est le plus proche (ou le moins lointain), à savoir EELV, est largement minoritaire dans l'électorat.
Ceci dit, je suis d'accord que des référendums locaux seraient intéressants : on se rendrait peut-être compte que la majorité de ces « Grands Projets Inutiles » sont approuvés par la population ;-)