Autre point que je n'ai pas mentionné, c'est la bibliothèque standard. Celle de base, fournie par INRIA, est souvent jugée limitée
Honnêtement je trouve que c'est un reproche aussi fréquent qu'immérité. Est-ce qu'on fait ce reproche à C dont la bibliothèque standard est encore plus légère? Où à C++ qui pendant des années n'avait pratiquement pas de bibliothèque standard (pre-STL)? Alors bien-sûr, d'autres langages ont des approches différentes, comme Java qui propose une bibliothèque de base très étoffée.
Des utilisateurs industriels qui développent toute une infrastructure en OCaml ont évidemment des besoins qui les poussent à implémenter une alternative à la bibliothèque standard – mais c'est le cas de beaucoup de gros projets logiciels de toute façon – par exemple GTK+ a sa glibc, originellement écrite pour gimp, et divers logiciels métiers sur lesquels j'ai travaillé ont aussi leur bibliothèque standard maison.
Je trouve que c'est un faux problème maintenant que opam est disponible et fonctionne bien, on n'a quasiment aucun intérêt à avoir une bibliothèque de base tout-équipée – qui de toutes façons sera dans la plupart des cas d'application concrète trop générale, ou trop ceci ou pas assez cela – puisqu'on peut rassembler les composants dont on a besoin en quelques minutes.
Aussi, pour les mécanismes de mise à jour, correction de bogues, etc. il est plus intéressant d'avoir une multitude de petits projets qu'un gros monolithe mis à jour une fois tous les six mois, au prix d'interminables discussions pour changer une virgule ici ou là.
Pour terminer je réponds déjà à ceux qui grognent "oui, mais à quoi sert de réinventer la roue? je veux une bibliothèque standard avec totu dedans" en se réclamant d'un pragmatisme, souvent auto-déclaré et illusoire. Dans la pratique, il n'y a pas de recette magique: les solutions générales sont invariablement inadaptées aux problèmes particuliers! (Truisme du jour.) C'est pour ça que quand on étudie les math et l'info on étudie les preuves et les algorithmes: pour pouvoir adapter les théorèmes et les algorithmes aux cas particuliers que l'on rencontre et où l'énoncé général ne s'applique pas.
[^] # Re: Pourquoi ?
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse à la dépêche Swift sous GNU/Linux - Introduction. Évalué à 7.
Honnêtement je trouve que c'est un reproche aussi fréquent qu'immérité. Est-ce qu'on fait ce reproche à C dont la bibliothèque standard est encore plus légère? Où à C++ qui pendant des années n'avait pratiquement pas de bibliothèque standard (pre-STL)? Alors bien-sûr, d'autres langages ont des approches différentes, comme Java qui propose une bibliothèque de base très étoffée.
Des utilisateurs industriels qui développent toute une infrastructure en OCaml ont évidemment des besoins qui les poussent à implémenter une alternative à la bibliothèque standard – mais c'est le cas de beaucoup de gros projets logiciels de toute façon – par exemple GTK+ a sa glibc, originellement écrite pour gimp, et divers logiciels métiers sur lesquels j'ai travaillé ont aussi leur bibliothèque standard maison.
Je trouve que c'est un faux problème maintenant que opam est disponible et fonctionne bien, on n'a quasiment aucun intérêt à avoir une bibliothèque de base tout-équipée – qui de toutes façons sera dans la plupart des cas d'application concrète trop générale, ou trop ceci ou pas assez cela – puisqu'on peut rassembler les composants dont on a besoin en quelques minutes.
Aussi, pour les mécanismes de mise à jour, correction de bogues, etc. il est plus intéressant d'avoir une multitude de petits projets qu'un gros monolithe mis à jour une fois tous les six mois, au prix d'interminables discussions pour changer une virgule ici ou là.
Pour terminer je réponds déjà à ceux qui grognent "oui, mais à quoi sert de réinventer la roue? je veux une bibliothèque standard avec totu dedans" en se réclamant d'un pragmatisme, souvent auto-déclaré et illusoire. Dans la pratique, il n'y a pas de recette magique: les solutions générales sont invariablement inadaptées aux problèmes particuliers! (Truisme du jour.) C'est pour ça que quand on étudie les math et l'info on étudie les preuves et les algorithmes: pour pouvoir adapter les théorèmes et les algorithmes aux cas particuliers que l'on rencontre et où l'énoncé général ne s'applique pas.