Je suis tout à fait d'accord avec les remarques générales sur le fait que le documentaire est à charge. Je suis aussi d'accord sur le fait que la manière de présenter les choses est biaisées.
Il y a cependant des choses qui sont dites dans les commentaires qui sont assez choquantes. Si je suis d'accord avec Zenitram sur l'aspect morale qui ne peut que difficilement faire loi, il me semble que le débat peut se porter sur bien d'autres choses que l'aspect purement législatif. L'agriculture verte (vert des billets) n'est pas une fatalité, il existe des pratiques d'agricultures biologiques permettant de haut rendement mais nécessitant plus de main d’œuvre. Il me semble que dans une période où le chômage est historiquement haut cet argument a du poid.
Il ne faut pas croire que les pesticides ne sont pas chers, ils ont tous été développés avec des fonds publics les premiers de part les investissements faits lors de la deuxième guerre mondiale et les plus récents par les crédits impots recherches et autres financements publics. Les entreprises de la chimie ont toujours financé leur recherches par des états donc certes les agriculteurs ne les payent pas cher mais les contribuables les payent dans leurs impôts. De plus la preuve n'est plus à apporter de leurs impact sur la santé. Même si les écrits de Séralini peuvent être discutés, ils montrent bien que l'enjeu est grand, donc nous les payons aussi dans la sécurité sociale.
La vrai question est qui en récupère la valeur ajouté. La réponse est toujours la même des intérêt privé.
Sans parler de la PAC qui ne peut bénéficier aux petits de part sa construction, je pense que l'on peut légitimement se dire que l'on pourrait nourrir le monde autrement.
Alors certes, le cas du procès en appel ne souligne pas un manque de démocratie comme le suggère le reportage mais il me semble tout de même important de comprendre que les chances ne sont pas égales dans ce jeu et que ce n'est pas le peuple américain qui veut que l'on fasse des expérimentations sur ces terres mais bien des multi-nationales qui n'ont cure des conséquences sociétales de leurs actes.
Il est toujours facile de translater le débat sur la démocratie et son pendant libéral mais il faut aussi rappeler que le fait que nous vivions dans une démocratie effective est de plus en plus contesté, beaucoup pense que l'on tend plus vers l'autocratie ou la ploutocratie.
Donc oui ce qui ce passe avec les pesticides est normal dans le sens ou il ne contrevient pas à une norme et participe à les définir mais est-ce que cette norme est au service de l'intérêt général, personnellement j'en doute.
Donc oui Élise Lucet combat le feu avec le feu ce qui peut être critiqué mais elle a au moins le mérite de mettre ces choses sur la table et les faire entrer dans le débat public. Comme toute source d'information elle détient sa part de subjectivité, je trouve cela étrange de toujours vouloir en faire une négation.
# Un peu surpris
Posté par freejeff . En réponse au journal Un avant gout de TFTA ?. Évalué à 10.
Je suis tout à fait d'accord avec les remarques générales sur le fait que le documentaire est à charge. Je suis aussi d'accord sur le fait que la manière de présenter les choses est biaisées.
Il y a cependant des choses qui sont dites dans les commentaires qui sont assez choquantes. Si je suis d'accord avec Zenitram sur l'aspect morale qui ne peut que difficilement faire loi, il me semble que le débat peut se porter sur bien d'autres choses que l'aspect purement législatif. L'agriculture verte (vert des billets) n'est pas une fatalité, il existe des pratiques d'agricultures biologiques permettant de haut rendement mais nécessitant plus de main d’œuvre. Il me semble que dans une période où le chômage est historiquement haut cet argument a du poid.
Il ne faut pas croire que les pesticides ne sont pas chers, ils ont tous été développés avec des fonds publics les premiers de part les investissements faits lors de la deuxième guerre mondiale et les plus récents par les crédits impots recherches et autres financements publics. Les entreprises de la chimie ont toujours financé leur recherches par des états donc certes les agriculteurs ne les payent pas cher mais les contribuables les payent dans leurs impôts. De plus la preuve n'est plus à apporter de leurs impact sur la santé. Même si les écrits de Séralini peuvent être discutés, ils montrent bien que l'enjeu est grand, donc nous les payons aussi dans la sécurité sociale.
La vrai question est qui en récupère la valeur ajouté. La réponse est toujours la même des intérêt privé.
Sans parler de la PAC qui ne peut bénéficier aux petits de part sa construction, je pense que l'on peut légitimement se dire que l'on pourrait nourrir le monde autrement.
Alors certes, le cas du procès en appel ne souligne pas un manque de démocratie comme le suggère le reportage mais il me semble tout de même important de comprendre que les chances ne sont pas égales dans ce jeu et que ce n'est pas le peuple américain qui veut que l'on fasse des expérimentations sur ces terres mais bien des multi-nationales qui n'ont cure des conséquences sociétales de leurs actes.
Il est toujours facile de translater le débat sur la démocratie et son pendant libéral mais il faut aussi rappeler que le fait que nous vivions dans une démocratie effective est de plus en plus contesté, beaucoup pense que l'on tend plus vers l'autocratie ou la ploutocratie.
Donc oui ce qui ce passe avec les pesticides est normal dans le sens ou il ne contrevient pas à une norme et participe à les définir mais est-ce que cette norme est au service de l'intérêt général, personnellement j'en doute.
Donc oui Élise Lucet combat le feu avec le feu ce qui peut être critiqué mais elle a au moins le mérite de mettre ces choses sur la table et les faire entrer dans le débat public. Comme toute source d'information elle détient sa part de subjectivité, je trouve cela étrange de toujours vouloir en faire une négation.