• [^] # Re: SuperGenPass

    Posté par . En réponse au journal Où mettre son archive de mots de passe ?. Évalué à 2.

    Il suffit de brute forcer : merci, mais pour n'importe quel site il "suffit" de brute forcer. Je ne vois pas en quoi ça change ce paramètre.

    Si l’attaquant sait que tu utilises SGP, il lui suffit de craquer un seul des mots de passe générés pour retrouver ton mot de passe maître, et à partir de là obtenir les mots de passe pour tous les sites.

    MD5 est trop faible. Trop faible pour quoi ? Je te donne un hash MD5, on n'est toujours pas capable de créer le contenu correspondant sur commande

    Nul besoin d’inverser la fonction de condensation si

    • le mot de passe est trop faible, et
    • l’attaquant peut tester rapidement toutes les combinaisons.

    Ma pauvre machine de bureau est capable, sans forcer (pas d’utilisation de plusieurs cœurs, du GPU, ou d’autres optimisations de ce genre) de calculer environ dix millions de MD5 par seconde.

    Note que même un mot de passe d’apparence complexe peut être « faible » s’il est dans un dictionnaire, ou s’il peut être construit à partir d’un dictionnaire.

    Ce n’est pas une faiblesse propre à MD5. Comme je le disais plus haut, toutes les fonctions de condensation conçues pour être rapide ont le même problème (SHA-512 ? Je peux en calculer environ six millions par seconde, les doigts dans le nez). C’est pour ça qu’elles ne sont pas adaptées à la condensation de mots de passe.

    Si on craque le mot de passe, on a accès à tout : de ce que je vois, vous stockez vos mots de passe qque part. Si je craque cet accès j'ai donc également accès à tous les mots de passe.

    Pas comparable.

    Dans ton cas, il suffit à l’attaquant d’obtenir un seul de tes mots de passe (de quelque façon que ce soit : via un keylogger sur ta machine, en sniffant le réseau — il y a encore des sites dont les formulaires de login ne sont pas protégés par TLS... —, en obtenant un dump de la base de données d’un site — non, je ne suis pas parano, renseignez-vous, il ne se passe pas une semaine sans qu’un site ne se fasse pas pirater sa BD —, etc.) pour pouvoir ensuite tenter de le craquer à loisir, totalement « offline », en y mettant autant de ressources que possible et sans que tu ne te doutes rien.

    De mon côté (avec un fichier de mots de passe chiffré par GnuPG, mais ce serait à peu près pareil avec un gestionnaire de mots de passe comme KeePassX ou assimilé), si l’attaquant obtient un de mes mots de passe, ben... il a un de mes mots de passe. Chouette pour lui mais ça ne lui permettra jamais d’obtenir les autres.

    S’il veut tous mes mots de passe, il lui faut impérativement mettre la main sur mon fichier de mots de passe, et casser la protection dudit fichier1. Pas impossible certes, mais la grosse différence par rapport à ton schéma est que l’attaquant n’a plus le choix du point d’attaque. Il doit s’en prendre à ma machine, il ne peut pas choisir de sniffer un point quelconque du réseau ou s’en prendre à un site mal protégé.


    1 Ce qui chez moi implique de devoir

    • casser la clef AES protégeant le fichier lui-même, ou
    • factoriser ma clef OpenPGP publique (la voilà, si tu veux essayer), ou
    • obtenir ma clef OpenPGP privée et casser la phrase de passe qui la protège.