Pour ce qui est la vente de produits, c'est délicat. Il y a plusieurs modèles qui ont été mis en évidence notamment par ESR (Le chaudron magique, cfr. sur Linux-France) :
-> vendre la marque : voir Star Office -> la marque Sun vient crédibiliser le produit et assure que le binaire installé est documenté, stabilisé, etc. Ca se vend, même si Open Office est librement downloadable. Est-ce rentable, je ne sais pas.
Red Hat se base plus ou moins sur le même modèle, mais ça tarde à être rentable et le modèle évolue -> tentative d'imposer la PI liée à la marque pour freiner la diffusion sans rémunération à but commercial, services très haut de gamme (support, adaptation de logiciels, etc),...
-> ouvrir les logiciels d'infrastructure, les drivers, etc. : ça, j'y crois plus, car ça ne menace pas le business. C'est un peut la stratégie d'Apple -> ce qui fait vraiment leur valeur ajoutée (notamment l'interface), ils ne l'ouvrent pas. Ou encore d'IBM : voir Jikes.
Les stratégies gagnantes se trouvent plutôt selon moi du côté des services. Exemple du logiciel libre Zope et des prestataires comme Nuxeo en France, quis se basent sur Zope pour proposer leurs services. Ou encore Opencascade.
Encore faut-il qu'il y ait une grosse communauté par derrière. Souvent les LL développés par des entreprises sont développés à 95% en interne et sont ouverts surtout pour des raisons d'image (auprès des prospects, de la communauté des LL, etc) car en pratique ça ne rapporte rien, en tout cas directement.
Un trus intéressant pour des produits très conviviaux comme le tiens, ça peut être de l'ouvrir une fois le produit en fin de vie (c'est la stratégie d'ID Software pour les jeux comme Quake ou de faire coexister deux versions, avec un décalage : la sortie d'une nouvelle release propriétaire est accompagnée de la sortie de la précédente en LL. Voir Ghostscript (principe de la licence chronodégradable).
[^] # Re: Libre et rémunération ?
Posté par Robert VISEUR . En réponse à la dépêche Libre et rémunération ?. Évalué à 1.
-> vendre la marque : voir Star Office -> la marque Sun vient crédibiliser le produit et assure que le binaire installé est documenté, stabilisé, etc. Ca se vend, même si Open Office est librement downloadable. Est-ce rentable, je ne sais pas.
Red Hat se base plus ou moins sur le même modèle, mais ça tarde à être rentable et le modèle évolue -> tentative d'imposer la PI liée à la marque pour freiner la diffusion sans rémunération à but commercial, services très haut de gamme (support, adaptation de logiciels, etc),...
-> ouvrir les logiciels d'infrastructure, les drivers, etc. : ça, j'y crois plus, car ça ne menace pas le business. C'est un peut la stratégie d'Apple -> ce qui fait vraiment leur valeur ajoutée (notamment l'interface), ils ne l'ouvrent pas. Ou encore d'IBM : voir Jikes.
Les stratégies gagnantes se trouvent plutôt selon moi du côté des services. Exemple du logiciel libre Zope et des prestataires comme Nuxeo en France, quis se basent sur Zope pour proposer leurs services. Ou encore Opencascade.
Encore faut-il qu'il y ait une grosse communauté par derrière. Souvent les LL développés par des entreprises sont développés à 95% en interne et sont ouverts surtout pour des raisons d'image (auprès des prospects, de la communauté des LL, etc) car en pratique ça ne rapporte rien, en tout cas directement.
Un trus intéressant pour des produits très conviviaux comme le tiens, ça peut être de l'ouvrir une fois le produit en fin de vie (c'est la stratégie d'ID Software pour les jeux comme Quake ou de faire coexister deux versions, avec un décalage : la sortie d'une nouvelle release propriétaire est accompagnée de la sortie de la précédente en LL. Voir Ghostscript (principe de la licence chronodégradable).
Pour plus d'infos, voir :
-> http://www.ecocentric.be/v2/pdf/fiche132.pdf(...) (un de mes documents de synthèse qui explore assez largement le principe des logiciels à source ouverte).
-> http://www.linuxfr-france.org.invalid/article/these/magic-cauldron/magic-caul(...) (un classique des classiques, reconnu par la communauté du logiciel libre).