quand je dis standard c'est plutôt standard d'utilisation (cad utilisé majoritairement). Ce n'est pas (encore) le cas des algos basés sur les courbes
Oui et non.
Dans TLS par exemple, si la cryptographie ECC est encore rarement utilisé pour l’étape d’authentification (seuls 4% des certificats des serveurs web utilisent une clef ECDSA d’après l’université de Berkeley, contre 96% qui ont une clef RSA), elle est beaucoup plus fréquente lors de l’étape d’échange de clef (environ 75% des connexions utilisent un échange Diffie-Hellman sur courbe elliptique, d’après la même étude).
Et puisqu’on parlait de consoles, ECDSA a aussi notoirement été utilisé par dans la PlayStation 3 — un fait « notoire » principalement parce que Sony a magistralement foiré l’implémentation de l’algorithme... illustrant au passage deux points :
il est toujours plus facile de trouver une faille dans l’implémentation d’une primitive cryptographique, ou dans tout le code qui gravite autour, que d’attaquer la primitive proprement dite (Cryptography is bypassed, not penetrated — Adi Shamir) ;
corollairement, la rigueur accordée à l’implémentation compte beaucoup plus que le choix de l’algorithme (entre AES ou Twofish, c’est kif-kif bourricot, mais mieux vaut encore un 3DES codé avec soin qu’un AES codé avec les pieds).
[^] # Re: script pour chiffrer des fichiers et dossiers
Posté par gouttegd . En réponse au journal GnuPT a disparu. Évalué à 4.
Oui et non.
Dans TLS par exemple, si la cryptographie ECC est encore rarement utilisé pour l’étape d’authentification (seuls 4% des certificats des serveurs web utilisent une clef ECDSA d’après l’université de Berkeley, contre 96% qui ont une clef RSA), elle est beaucoup plus fréquente lors de l’étape d’échange de clef (environ 75% des connexions utilisent un échange Diffie-Hellman sur courbe elliptique, d’après la même étude).
Et puisqu’on parlait de consoles, ECDSA a aussi notoirement été utilisé par dans la PlayStation 3 — un fait « notoire » principalement parce que Sony a magistralement foiré l’implémentation de l’algorithme... illustrant au passage deux points :
il est toujours plus facile de trouver une faille dans l’implémentation d’une primitive cryptographique, ou dans tout le code qui gravite autour, que d’attaquer la primitive proprement dite (Cryptography is bypassed, not penetrated — Adi Shamir) ;
corollairement, la rigueur accordée à l’implémentation compte beaucoup plus que le choix de l’algorithme (entre AES ou Twofish, c’est kif-kif bourricot, mais mieux vaut encore un 3DES codé avec soin qu’un AES codé avec les pieds).