• [^] # Re: Commentaire consensuel !

    Posté par . En réponse à la dépêche Joyce Reynolds est morte :-(. Évalué à 1.

    Je n'ai pas volé depuis 30 ans (baisse de revenus, chômage chronique pour cause de mondialisation dans ma profession...)

    J'ai aussi piloté, je n'ai jamais ressenti ça, personnellement. Je ne vois pas trop à quel moment ça peut arriver pendant le pilotage qu'un calcul soit une question de vie ou de mort.

    Bon, un exemple au hasard. Normalement, pour une nav, on est censé prévoir un déroutement en cas de pépin. Donc forcément on a la quantité de carburant qui va bien. Sauf qu'une évolution météo inattendue peut rendre le terrain de destination et celui déroutement impraticable par exemple pour la composante latérale du vent (vent de travers trop fort). La question est donc de trouver à l'arrache un autre terrain, d'en évaluer la distance et la réserve de carburant dispo. Bon, je précise aussi qu'à l'époque le vol aux instrument était encore du luxe et pas du tout imposé à l'examen (2ème degré) et les prévisions météo pas aussi fiables qu'aujourd'hui. Pas d'horizon artificiel, pas de VOR (ni de GPS, bien sûr) !

    Bien des années plus tard, j'ai retrouvé les sensations du pilotage quand je commandais des navires rapides où l'on est assis (et parfois ceinturé) dans son siège sans avoir la possibilité d'aller à la table à carte. Sachant que les navires à propulsion par hydrojet voient leur rendement diminuer en cas de ralentissement du régime pour cause de chute de rendement, ralentir fait consommer plus de carburant (contrairement aux navires à hélice). Et quand on a des centaines de passagers à bord, le stress est en proportion. Là on est obligé de faire un choix entre un ralentissement qui peut amener à une panne sèche (et tout le monde peut mourir si l'on est près de la côte) ou maintenir sa vitesse et avoir des passagers victimes de fractures (histoires vécues).