Je ne faisais qu'apporter un témoignage sur une époque que j'ai vécu. Je me souviens de l'extrême disparité des niveaux à l'intérieur d'une même salle de classe où tous les élèves recevaient exactement le même enseignement. Entre le premier tiers des élèves classés par ordre de mérite et le dernier tiers, il y avait un abîme au niveau scolaire. Ce qui faisait la différence entre les élèves était l'origine sociale des parents et le temps qu'ils consacraient à leur progéniture le soir après les cours.
Je dois absolument tout à ma mère qui m'a appris à écrire et à compter et rien à l'institutrice qui aurait dû le faire. Pourquoi ? Comme j'étais gaucher, elle avait décrété que j'étais dyslexique. Donc, mon destin était scellé.
Par contre, en ces temps-là, les examens de passage n'étaient pas une plaisanterie. Tout a changé à la rentrée scolaire de septembre 1968 ; par la suite, les profs du collège n'avaient de cesse que de s'excuser de nous faire cours. J'ai pu voir le niveau scolaire se déliter année après année avec mes quatre frères et sœurs plus jeunes que moi. Je me souviens d'une de mes sœurs perplexe devant une recette de nouille pour déterminer les portions exprimées en grammes alors qu'il y avait écrit "1kg" sur le paquet : "Denis, il y a combien de grammes dans un kilo ?" Elle était en classe première.
Concernant le cursus de l'École normale d'instituteur : y entrer c'était comme gagner au Loto ! Vous pouvez trouver normal d'avoir la gratuité des études mais ça n'a pas toujours été le cas. En ce qui me concerne, mes parents on payé l'intégralité de mes livres scolaires (en autres choses). Ma mère n'a pas entrer en sixième parce que sa maman n'avait pas les sous pour.
Alors, pour l'École normale : non seulement les études y étaient gratuite mais en plus on était payé. Et, cerise sur le gâteau, l'emploi était garanti à vie. Avec une date de départ à la retraite assez juvénile...
[^] # Re: Commentaire consensuel !
Posté par Denis Bernard . En réponse à la dépêche Joyce Reynolds est morte :-(. Évalué à 2.
Je ne faisais qu'apporter un témoignage sur une époque que j'ai vécu. Je me souviens de l'extrême disparité des niveaux à l'intérieur d'une même salle de classe où tous les élèves recevaient exactement le même enseignement. Entre le premier tiers des élèves classés par ordre de mérite et le dernier tiers, il y avait un abîme au niveau scolaire. Ce qui faisait la différence entre les élèves était l'origine sociale des parents et le temps qu'ils consacraient à leur progéniture le soir après les cours.
Je dois absolument tout à ma mère qui m'a appris à écrire et à compter et rien à l'institutrice qui aurait dû le faire. Pourquoi ? Comme j'étais gaucher, elle avait décrété que j'étais dyslexique. Donc, mon destin était scellé.
Par contre, en ces temps-là, les examens de passage n'étaient pas une plaisanterie. Tout a changé à la rentrée scolaire de septembre 1968 ; par la suite, les profs du collège n'avaient de cesse que de s'excuser de nous faire cours. J'ai pu voir le niveau scolaire se déliter année après année avec mes quatre frères et sœurs plus jeunes que moi. Je me souviens d'une de mes sœurs perplexe devant une recette de nouille pour déterminer les portions exprimées en grammes alors qu'il y avait écrit "1kg" sur le paquet : "Denis, il y a combien de grammes dans un kilo ?" Elle était en classe première.
Concernant le cursus de l'École normale d'instituteur : y entrer c'était comme gagner au Loto ! Vous pouvez trouver normal d'avoir la gratuité des études mais ça n'a pas toujours été le cas. En ce qui me concerne, mes parents on payé l'intégralité de mes livres scolaires (en autres choses). Ma mère n'a pas entrer en sixième parce que sa maman n'avait pas les sous pour.
Alors, pour l'École normale : non seulement les études y étaient gratuite mais en plus on était payé. Et, cerise sur le gâteau, l'emploi était garanti à vie. Avec une date de départ à la retraite assez juvénile...