L'anglais est une langue neutre, les mots sont neutres.
Les noms de métiers n'y sont pas masculins, ils ne peuvent donc pas être féminisés.
Ce problème de féminisation de certains mots est un problème exclusivement francophone (d'autres langues peuvent avoir un problème similaire, mais ce ne sera pas le même, les solutions ne seront pas les mêmes).
Donc il n'y a pas de biais au niveau du langage en anglais, alors qu'il existe en français.
Cependant, en France, aujourd'hui, tu as entre 15 et 20% de femmes en écoles d'ingénieur, et la même proportion d'informaticiennes.
Donc cet effet décrit pour les USA existe aussi en France.
Comprend bien ma position :
L'article indique qu'une image (vidéo) masculine a masculinisé une profession.
Je te suis jusque là, je pars des mêmes prémisses que toi, je ne conteste pas.
De plus, spécifiquement en France, on a par rapport aux États-Unis un biais langagier, biais qui s'est créé suite au même phénomène : masculinisation d'une profession suite à une image masculine, d'où nom de profession majoritairement masculin.
Mon propos c'est de dire que de conserver les féminins dans le nom de la profession peut agir contre cette image de l'informatique masculine, et détruire le biais culturel et langagier.
Alors que ton propos c'est plutôt de dire qu'en français le neutre est masculin donc que le biais n'existe pas, et qu'il n'y a aucune raison de faire un effort langagier.
Le présent montre bien que l'égalité des sexes c'est pas encore gagné.
Et aucune étude ne peut exister indiquant que de féminiser le nom d'une profession peut influer sur cette inégalité pour deux raisons :
- il y a beaucoup de réticence à faire ce genre de changements dans la langue ;
- ceux déjà acceptés n'offrent pas encore le recul nécessaire pour connaître leur effet.
Mon point de vue c'est que ça vaut le coup de féminiser pour banaliser dans le langage même la présence de femmes dans des métiers majoritairement masculins, pour travailler à l'égalité des sexes.
Ton propos c'est de n'en rien faire parce que... je ne sais pas pourquoi, je ne lis pas dans tes pensées, apparemment tu n'aimes pas, au point de t'y opposer.
Pourquoi ne pas simplement ne pas aimer et donc ne pas utiliser, et laisser l'usage décider dans les décennies à venir ?
Non, tu te bats contre.
Mon avis est encore mitigé sur les effets à long terme, mais je reconnais qu'il faut laisser le choix aux gens, et qu'il est inutile de freiner un mouvement d'une telle ampleur. On a le choix, on le conservera, pouvoir utiliser le neutre masculin ou le féminin/masculin selon les cas, c'est une richesse de la langue, et non pas une régression.
[^] # Re: Travail admirable
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse à la dépêche Joyce Reynolds est morte :-(. Évalué à 1.
L'anglais est une langue neutre, les mots sont neutres.
Les noms de métiers n'y sont pas masculins, ils ne peuvent donc pas être féminisés.
Ce problème de féminisation de certains mots est un problème exclusivement francophone (d'autres langues peuvent avoir un problème similaire, mais ce ne sera pas le même, les solutions ne seront pas les mêmes).
Donc il n'y a pas de biais au niveau du langage en anglais, alors qu'il existe en français.
Cependant, en France, aujourd'hui, tu as entre 15 et 20% de femmes en écoles d'ingénieur, et la même proportion d'informaticiennes.
Donc cet effet décrit pour les USA existe aussi en France.
Comprend bien ma position :
L'article indique qu'une image (vidéo) masculine a masculinisé une profession.
Je te suis jusque là, je pars des mêmes prémisses que toi, je ne conteste pas.
De plus, spécifiquement en France, on a par rapport aux États-Unis un biais langagier, biais qui s'est créé suite au même phénomène : masculinisation d'une profession suite à une image masculine, d'où nom de profession majoritairement masculin.
Mon propos c'est de dire que de conserver les féminins dans le nom de la profession peut agir contre cette image de l'informatique masculine, et détruire le biais culturel et langagier.
Alors que ton propos c'est plutôt de dire qu'en français le neutre est masculin donc que le biais n'existe pas, et qu'il n'y a aucune raison de faire un effort langagier.
Le présent montre bien que l'égalité des sexes c'est pas encore gagné.
Et aucune étude ne peut exister indiquant que de féminiser le nom d'une profession peut influer sur cette inégalité pour deux raisons :
- il y a beaucoup de réticence à faire ce genre de changements dans la langue ;
- ceux déjà acceptés n'offrent pas encore le recul nécessaire pour connaître leur effet.
Mon point de vue c'est que ça vaut le coup de féminiser pour banaliser dans le langage même la présence de femmes dans des métiers majoritairement masculins, pour travailler à l'égalité des sexes.
Ton propos c'est de n'en rien faire parce que... je ne sais pas pourquoi, je ne lis pas dans tes pensées, apparemment tu n'aimes pas, au point de t'y opposer.
Pourquoi ne pas simplement ne pas aimer et donc ne pas utiliser, et laisser l'usage décider dans les décennies à venir ?
Non, tu te bats contre.
Mon avis est encore mitigé sur les effets à long terme, mais je reconnais qu'il faut laisser le choix aux gens, et qu'il est inutile de freiner un mouvement d'une telle ampleur. On a le choix, on le conservera, pouvoir utiliser le neutre masculin ou le féminin/masculin selon les cas, c'est une richesse de la langue, et non pas une régression.
Yth.