• [^] # Re: Commentaire consensuel !

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Joyce Reynolds est morte :-(. Évalué à 4.

    Il a était montré plus haut que ce « groupuscule » est un peu plus grand et à un peu plus d'envergure et donc de légitimité que ce que tu semble croire.

    Je prendrai le temps de lire ça d'un peu plus près, la poignée de commentaires amorçant le gros fil de discussion précédent, ne laissait pas présager grand chose de bon.

    Le simple fait d'enrichir la langue française n'est pas suffisant ?

    Est-ce un enrichissement? Alors en première approche, on plaide pour avoir plus de mots, c'est vrai, mais au contraire d'un enrichissement, ce genre de débat me semble plutôt aller vers un appauvrissement – c'est pour ça que j'ai du mal à ne pas réagir. C'est un appauvrissement, parceque pour chaque utilisateur du français, chaque mot a un sens et des connotations qui sont plus personnelles – en dehors des communications professionnelles, qui essaient d'employer un langage plus formalisé – et oublier cela, c'est se retirer la possibilité de communiquer. Donc les gens qui me disent il faut dire auteure quand on parle d'une femme qui est auteur, semblent aussi vouloir me dire que j'ai tort de penser que le mot auteur peut désigner une femme autant qu'un homme et finalement me dicter que je dois employer les mots de notre langue avec le sens qu'ils leur donnent. C'est un acte de coercion injustifié doublé du refus de faire un effort pour comprendre ce qui dit l'autre. (Quand je parle du sens des mots, je ne pense pas à des jeux d'esprits comme le Humpty Dumpty de Lewis Caroll, mais juste au degré d'imprécision qui existe, disons naturellement, dans notre langue.) Je vois donc dans cette démarche un appauvrissement de la communication et pas du tout un enrichissement.

    Pourquoi est-ce accepté pour certains et pas pour d'autres ? Parce que j'ai aussi vu des « Madame le directeur » alors que « directrice » existe.

    Pour certains "directrice" signifie "la femme du directeur" et certaines femmes se sentent même insultées si on les appelle "madame la directrice" parce qu'elles sont elles-mêmes le directeur et pas des "femmes de...". Certains minsitres femmes, comme Christine Lagarde ou Michèle Alliot-Marie, insistaient pour être appelées "madame le ministre" pour la même raison. Y-a-t'il une raison de ne pas respecter leur volonté? Probablement aucune, tout comme il n'y a probablement aucune raison de changer le mot "auteur" en "auteure" dans le texte original, allant ainsi contre la volonté de l'auteur de ce texte – du moins de celle qu'il a manifestée en écrivant le mot ainsi.