De la même façon qu'un abstentionniste ne peut pas se plaindre du résultat du scrutin, ne s'étant pas impliqué pour faire entendre sa voix, pourquoi devrait-elle être entendue ?
J'ai l'impression qu'on a ici un bel exemple de cette confusion dont je parlais plus tôt, qui est faite entre démocratie et droit de vote. Il est possible de d'exprimer sa voix de manière plus complexe et moins limitée que par un nombre de bulletins finalement très réduit. Et je ne parle pas ici forcément de propagande par le fait ou d'action directe. Et puis il est possible de considérer ce système électoral suffisamment pourri pour que son utilisation soit un acte de collaboration.
Je suis abstentionniste. Ça ne m'empêche pas d'organiser des projections, des moments de réflexion, des manifestation, d'écrire des articles, d'avoir une activité d'éditeur et de diffuseur, d'ouvrir des squats pour des rroms, etc. Par exemple et entre autres.
Je m'implique, je me fais entendre, mais ce n'est pas entendu électoralement, et encore moins reconnu par les élus. Est-ce pour autant que ça ne doit pas être entendu (entre autre comme un refus d'un système de merde) ?
À l'inverse, il y en a d'autres, comme disait Léo Ferré : « Ils ont voté... et puis après ? ».
Ces gens là sont des citoyens pour l'essentiel tout à fait ordinaire. Les autres doivent se contenter de l'offre proposée.
C'est vrai théoriquement, mais ça ne tient pas vraiment à l'épreuve de la pratique : toute une série de filtres agit : bagage culturel, temps disponible, emplacement géographique, habitus, etc...
[^] # Re: Comptage vote blanc
Posté par Parleur . En réponse au journal De la démocratie et des systèmes de vote. Évalué à 2.
J'ai l'impression qu'on a ici un bel exemple de cette confusion dont je parlais plus tôt, qui est faite entre démocratie et droit de vote. Il est possible de d'exprimer sa voix de manière plus complexe et moins limitée que par un nombre de bulletins finalement très réduit. Et je ne parle pas ici forcément de propagande par le fait ou d'action directe. Et puis il est possible de considérer ce système électoral suffisamment pourri pour que son utilisation soit un acte de collaboration.
Je suis abstentionniste. Ça ne m'empêche pas d'organiser des projections, des moments de réflexion, des manifestation, d'écrire des articles, d'avoir une activité d'éditeur et de diffuseur, d'ouvrir des squats pour des rroms, etc. Par exemple et entre autres.
Je m'implique, je me fais entendre, mais ce n'est pas entendu électoralement, et encore moins reconnu par les élus. Est-ce pour autant que ça ne doit pas être entendu (entre autre comme un refus d'un système de merde) ?
À l'inverse, il y en a d'autres, comme disait Léo Ferré : « Ils ont voté... et puis après ? ».
C'est vrai théoriquement, mais ça ne tient pas vraiment à l'épreuve de la pratique : toute une série de filtres agit : bagage culturel, temps disponible, emplacement géographique, habitus, etc...